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15 jours de rêve au Mexique

Un nouveau compagnon de voyage pour un continent encore inexploré : l’Amérique. Au programme : les merveilleux cénotes, la découverte de l’histoire maya et aztèque, la fête sur les plages de Cancun, la gigantesque ville de Mexico, l’ascension d’un volcan : la Malinche et toujours quelques bons plans et bonnes adresses pour guider les futurs visiteurs.

Pour préparer le voyage, j’ai créé cette petite carte qui localise tous les points d’intérêts que j’ai trouvé après quelques lectures sur le Mexique. Grâce à cela, nous décidons de nous envoler pour le Yucatan et Quintana Roo pour un petit road trip de 1500 km en voiture de location avant de reprendre un vol pour Mexico afin d’y visiter la ville et ses alentours.

Carte des points d’intérêt

Le transport et l’itinéraire

Départ de Paris Charles de Gaule pour Dusseldorf en 1h. 2h30 d’escale sur place puis 11h de vol jusque Cancun (via la compagnie Eurowings) pour 1000 € en août.

Nous ferons le retour au départ de Mexico via Orlando après 4h de vol puis 7 ou 8 autres pour rallier Paris par la compagnie Norway.

Entre les deux, nous avons pris un vol intérieur de Cancun à Mexico pour environ 50 / 60 €.

Ci-dessous, notre itinéraire des 15 jours : (cliquez pour agrandir)

Itinéraire des 15 jours au Mexique

L’arrivée à Cancun

Nous sommes accueillis le vendredi par une énorme pluie tropicale. Notre premier objectif au Mexique était de trouver une voiture de location à partir du dimanche et ce pour toute la semaine. N’hésitez surtout pas à comparer les prix entre les différentes agences ! De 210 €, nous sommes passés à 160 € par l’agence Hertz.

Grosse chaleur à Cancun

De l’aéroport partent des bus qui rejoignent la ville (contrairement à ce que vous disent certains chauffeurs de taxi pour vous proposer leurs services). Il est tard et nous ne connaissons pas le réseau pour rejoindre le logement, nous négocions à la baisse le taxi de 800 à 600 pesos (1 € valait 21 pesos soit un peu moins de 30 € la course pour 2).

Pas de bol, on tombe sur un chauffeur sans GPS qui ne connaît pas la rue dans laquelle nous avions trouvé un Air Bnb (comptez entre 15 et 25 € la nuit pour 2, c’est très raisonnable). Je suis obligé d’activer le transfert de données sur mon téléphone pour lancer l’itinéraire depuis le mail de confirmation d’Air Bnb et là … surprise : surfacturation de 20 € de hors forfait en quelques minutes. Pour vos voyages, n’oubliez de télécharger maps me et les cartes nécessaires qui vous permettent de vous orienter sans utilisation des données (je n’ai pas pu l’utiliser cette fois car l’adresse du mail air bnb n’était pas claire mais maps nous a sauvé la vie un sacré nombre de fois sur le voyage).

Après nombre de détours, le chauffeur abandonne et nous dépose dans la zone de notre logement en nous souhaitant bonne chance. Nous n’avons également aucune nouvelle de notre logeuse pour récupérer les clés si toutefois, nous trouvons le logement. Nous apprendrons plus tard qu’elle a perdu sa mère le jour même.

Après quelques porte à porte infructueux, nous tombons sur notre ange gardien du week end. Un charmant petit monsieur, qui ne parle pas du tout anglais, qui nous propose de faire le tour du quartier avec nous pour demander à ses voisins. Après quelques rencontres, il passe un coup de fil, nous propose de nous installer dans son restaurant fermé avant qu’une quinzaine de minutes plus tard, ne sonne notre délivrance. Les clés nous attendent sous le paillasson d’une maison voisine. Nous passerons malgré tout la pire nuit des vacances car incapables de faire fonctionner cette satanée clim (il faisait un bon 35 degrés dans le logement …). En guise de remerciement pour notre samaritain, nous le rejoindrons le lendemain pour manger des enchiladas dans son resto, un des meilleurs repas du séjour 🙂 (Adresse : Intersection entre Ah Canul et la diagonal Ixchel)

De délicieuses enchiladas

La fête à Cancun et à Playa del Carmen (spring break)

Le spring break est aux Etats-Unis l’équivalent de nos vacances de Pâques. C’est aussi traditionnellement le moment pour les étudiants américains de partir une semaine vers une destination ensoleillée pour y faire la fête sans retenue. Les destinations phares du spring break sont la Floride, la Californie mais la plus célèbre est Cancun.

La folie du Spring Break

Ce n’était évidemment pas la raison pour laquelle nous avions choisi Cancun mais nous étions très curieux de découvrir la vie festive de Cancun et de Playa del Carmen en plus ça tombe bien, aujourd’hui nous sommes samedi.

Un peu en amont de la grande zone hôtelière

La zone hôtelière de Cancun c’est plus de 10 km de plage ! D’abord des petites maisonnettes plutôt familiale, arrivés sur la pointe, là où sont les plus belles plages (car pas d’algues et une eau parfaitement claire), les hôtels et le béton pullulent. Pour vous y rendre depuis le centre de Cancun c’est facile, des bus passent toutes les 2 à 5 minutes 24h sur 24 pour 12 pesos.

Des hôtels à perte de vue

Il fait une chaleur de dingue, plus de 40 degrés avec très peu d’air. L’eau y est très chaude également et parvient malgré tout à nous rafraîchir. Nous passerons l’après-midi sur la plage entre baignade et volley après un bon burrito et notre première tequila au restaurant Las Pecadillas.

Facebook du restaurant Las Pecadillas

Nous passerons notre début de soirée au Botanero Nacional, un bar où tout est à 21 pesos (1 €). Nous goûterons les rhums, quelques tequila et l’autre boisson locale, le Mezcal une boisson élaborée à partir de l’agave comme la tequila. Nous en sortirons vers 23h30. C’est ensuite la bousculade des rabatteurs qui essaient de vous attirer dans leur boîte. Nous irons au Dady’O malgré les promesses de spectacles impressionnants du Coco Bongo mais à prix dissuasif (80 € l’entrée pour 50 au Dady avec consommations illimitées).

Tournée de rhum et tequila

Peu de monde à notre arrivée avec déjà une grande envie de danser. Nous nous lancerons sur le gigantesque plateau tournant de la boîte à 3, 4 danseurs avant que très vite ce dernier ne se remplisse pour une folle soirée de danse. Attention certaines boîtes mexicaines ferment relativement tôt.

Dady’O à Cancun

Le hasard faisant bien les choses, nous terminons notre Yucatan tour (bien que Playa del Carmen soit dans la région de Quintana Roo) pour une dernière halte avant Cancun à Playa del Carmen … un samedi soir. Nous y passerons l’après-midi à prendre des raclées au volley face à trio mexicain super sympa et à se baigner sur la plage (malgré les algues) … très musicale de Playa del Carmen. Ce n’est évidemment pas l’affluence du spring break mais on en ressent malgré tout l’ambiance : boîte de plage, musique très forte, énormément de monde bière à la main sous le cagnard à 16h.

Plage très animée de Playa del Carmen

Nous retrouverons presque par hasard notre bar à 21 pesos de Cancun du nom ici de Bar cerveceria Chapultepec pour profiter un peu des Tequila et autres Mezcal avant de nous balader à la recherche d’un dancing sympa dans la 5e avenue. Des rabatteurs nous propose d’entrer et jeter un œil ce qui nous permis d’opter pour le Palazzo. Là encore, l’entrée y est chère, nous opterons pour une bouteille de rhum à une centaine d’euro pour profiter de la nuit. Le Palazzo est plutôt original car il ne dispose pas d’une grande piste de danse, chacun dansant un peu partout entre les tables et les allées. Nous nous éloignerons pas beaucoup de la nôtre mais passerons une excellente soirée 🙂

Le Cerveseria Chapultepec

Valladolid et le lac rose de Rio Lagertos

Après une bonne nuit de sommeil, nous récupérons notre voiture (une Nissan March) direction Valladolid où nous passerons deux nuits en Air Bnb dans un logement superbe accueillis par le très sympathique Roberto que je recommande vivement.

Instant détente

Un détail de circulation qui m’a marqué, au Mexique, les feux se situent après le carrefour. Il ne faut pas oublier de s’arrêter avant le carrefour et donc loin du feu sous peine de se retrouver à bloquer toute la circulation. Les routes du Yucatan sont assez ennuyeuses. Des lignes droites à perte de vue avec presque …. aucune circulation ! Nous croiserons juste la police fédérale dans une voiture blindée soucieuse de vérifier nos passeports mais avec humour essayant de bredouiller quelques mots français pour nous faire sourire.

Les feux sont après les carrefours

Dans les villages, pas besoin de radar ! Il y a des dos d’ânes absolument partout ! Les routes entre les patelins peuvent être en très mauvais état mais avec Sébastien Loeb comme pilote, je pouvais me concentrer sur le copilotage très sereinement.

Rio Lagertos

Nous décidons de faire une halte à Rio Lagertos et son parc naturel qui abrite nombre de flamands roses ainsi que le magnifique lac rose de Las Coloradas à 1h30 de route de Valladolid. Nous hésitons à emprunter une barque et un guide pour quelques heures (compter entre 800 et 1200 pesos), mais le prix et le ciel menaçant nous orientèrent finalement vers le hameau de Las Coloradas, sa plage et son lac rose. Pour approcher le lac de plus près, il vous coûtera 50 pesos par personne histoire de faire une mini ballade avec un guide pour prendre quelques jolies photos.

Le lac rose de Las Coloradas

Pour la petite histoire, l’origine de la couleur du lac est dûe à une forte concentration de plancton rose, de crevettes et de plantes de couleur rouge. C’est d’ailleurs la couleur de ces crevettes roses dont le flamand est très friand qui explique la couleur de l’oiseau. Saviez-vous qu’un flamand rose pouvait vivre jusqu’à 50 ans ?

La fameuse crevette responsable de la couleur

Une petite anecdote marrante, pour trinquer sur la super terrasse de Roberto, nous sommes allés au supermarché acheter quelques coronas. Il était dimanche à 18h. En nous baladant avec nos bières en main, nous nous sommes fait rattrapés par une employée qui nous a prié (avec le sourire) de lui remettre le pack car au Mexique, il est interdit de vendre de l’alcool le dimanche après 17h. C’était une scène assez cocasse. Nous nous contenterons d’une belle rencontre la veille dans un bar de locaux (proche de la cénote Zaci à Valladolid), celle de Julio, un quadragénaire policier avec qui nous passerons un chouette moment à discuter du Mexique, de la France et de la vie en générale autour de quelques Tecate.

Avec Julio à Valladolid

Les cénotes, de véritables petits paradis sous terre

Pour contrecarrer les desseins de la météo qui nous prévoyait une fin de journée arrosée, nous décidons de retourner à Valladolid et découvrir un premier cénote, un moment que nous attendions avec impatience depuis la planification de notre voyage.

Les cénotes sont assez méconnues par chez nous. En quelques lignes, un cénote est un gouffre naturel créé lors de l’effondrement du plafond d’une grotte. Une grande partie de la formation des cénotes remonterait à l’impact de la météorite (plusieurs milliards de fois supérieur à celui de la bombe d’Hiroshima d’après Futura Sciences) qui s’écrasa dans le Yucatan il y a 66 millions d’années, celle même qui causa l’extinction des dinosaures par une série de cataclysmes engendrés par la météorite.

Voici un petit graphique trouvé chez mes amis de voyageurs du net (avec qui j’ai collaboré il y a quelques années) pour mieux comprendre.

Etapes de l’érosion lors de la formation du cénote : 1. l’érosion de l’eau de pluie qui, filtrant à travers le sol, cause la formation de cavernes ; 2. l’érosion et le poids du sol provoquent une percée ; 3. celle-ci s’élargit.

Voici les différents types de cénotes qu’il est possible de rencontrer (source Yucatán Secrets). Nous aurons la chance de découvrir les 4 types.

Les 4 types de cénotes

Les cénotes étaient vénérés par les mayas étant leur seule source d’eau dans la jungle (il s’agit d’ailleurs d’eau douce). De nombreux rites religieux mayas avaient lieu près des cénotes avec notamment des sacrifices humains chargés d’ornements précieux pour apaiser le dieu de la pluie Chaak en période de sécheresse. Il y en a plus de 10 000 dans le Yucatan, de très célèbres et aménagées comme des piscines municipales à d’autres discrètes, aventureuses et secrètes (1/4 des cénotes serait connu et étudié).

Le premier cénote que nous avons visité est celui de X-Keken proche de Valladolid. C’est un cénote de type A qu’il est possible de coupler avec la visite de celle de Samula juste à côté en économisant quelques pesos (80 pour une, 125 pour les deux). La surface est tristement très touristique avec nombre de marchands en tout genre. Qu’importe, la découverte de ce premier cénote nous ravit. Il y fait sombre car le cénote ne dispose que d’une très légère ouverture mais quelques lumières artificielles vous permettent d’apprécier la beauté des lieux. L’eau douce y est très claire, assez fraîche mais on y rentre facilement et on y distingue de nombreux petits poissons chats qui peuvent parfois venir vous effleurer les pieds (aucun danger rassurez-vous).

Cénote X-Keken (type A)

Le lendemain, nous visiterons 4 nouveaux cénotes : celui d’Ik-kil près de Valladolid puis trois autres cénotes moins fréquentées plus au sud à Homun, ceux de Santa Rosa, Santa Maria et celui de Tza Ujun.

Le cénote d’Ik-kil sur la route de Chichen Itza, ressemble à une véritable piscine municipale. Tout du moins à la surface. Des vestiaires, toilettes et douches sont accessibles à la surface. D’autres cénotes disposent d’une petite douche qu’il est nécessaire de prendre pour se débarrasser des substances telles que la crème solaire ou l’anti moustique qui pourraient déséquilibrer l’écosystème fragile du cénote. L’entrée coûte 80 pesos soit un peu moins de 4 €.

Le cénote rien que pour nous ou presque

Il s’agit d’un cénote de type B avec un gouffre large et profond. La profondeur d’eau d’ailleurs est ici de plus de 50 mètres (le cénote la plus profonde est celle de Zacaton avec 318 mètres de profondeur !!). Vous pouvez ainsi profiter de zones de plongeon très agréable à 5 et 6 mètres environ, un vrai régal ! La vue de la surface est magnifique avec les lianes et racines qui s’engouffrent dans le cénote jusqu’à la surface de l’eau. Nous y sommes arrivés le matin vers 10/11h et avons profité d’une très faible affluence, le paradis (j’ai aperçu quelques photos avec une foule démentielle …).

Cénote d’Ik-kil vue de la surface (type B)

Après la visite de Chichen Itza (voir partie suivante), direction Homun pour 3 autres merveilleux cénotes. Le premier, celui de Santa Rosa, est un cénote totalement sous-terrain. L’accès se fait par un escalier étroit aménagé dans un petit gouffre. L’accès coûte 40 pesos (2 €), un gilet de sauvetage (chaleco) obligatoire vous sera confié pour l’occasion à regret. Ce sera également le cas au cénote de Tza Ujun malgré ma tentative de leur dire que la nage n’était pas un problème. C’est donc avec le gilet que j’ai profité du joli petit plongeoir en bois du cénote à 3/4 mètres de l’eau dans une ambiance feutrée grâce aux petites lumières disposées pour apprécier la couleur de l’eau.

Cénote Santa-Rosa (type D)

Le cénote suivant, le Santa Maria, est de loin la plus particulière. Le « dz’onot » (qui signifie puit sacré en maya) est lui aussi totalement sous-terrain. Pour y accéder, il faut d’abord s’engouffrer dans une grotte dans laquelle des traces de rites mayas sont toujours visibles. L’étape suivante est la traversée d’une rivière sous-terraine. Rien de très difficile, j’ai de l’eau jusqu’aux tibias (aux genoux pour les plus petits). Le sol est argileux et c’est agréable sous les pieds (quand on se les cogne pas contre les cailloux comme moi). Quelques rochers à escalader (très facile) et on se retrouve dans un toute petit cénote à peine éclairée (prenez votre lampe avec vous). Il est possible d’accéder à une autre partie du cénote en passant dans un petit trou dans l’eau sur la gauche ou simplement en grimpant sur les rochers à droite. Un petit côté Indiana Jones pour ce cénote très charmant. Compter une poignée de pesos pour l’entrée, 30 me semble-t-il.

La rivière sous-terraine avant le cénote de Santa-Maria

Le dernier cénote qui nous visiterons est celui de Tza Ujun. 25 pesos l’entrée (rajouter 10 ou 20 par personne pour le gilet obligatoire). Une grande ouverture centrale pour ce cénote familial situé à 40 mètres d’un autre cénote que nous ne visiterons pas afin de rejoindre la belle ville de Mérida.

Cénote de Tza Ujun (type B)

A Homun comme souvent ailleurs, il est possible de se faire emmener d’un cénote à un autre en charriot motorisé ce que nous n’avons pas choisi étant parfaitement autonomes.

Cénote de Tza Ujun

Nous découvrirons le 4e type de cénote (type C) dans le lagon de Bacalar avec le black cénote et ses 160 mètres de profondeur.

Black cénote de Bacalar

Sur les traces des mayas à Chichen Itza et Uxmal

Le site de Chichen Itza est rentré dans les 7 merveilles du monde moderne en 2007 au même titre que la muraille de Chine, le Colisée, Petra, le Taj Mahal, le Corcovado et le Macchu Picchu. Une raison suffisante pour s’y intéresser de très près. L’entrée coûte 480 pesos (23 €) soit le double du prix que pour les locaux. A l’intérieur, une très grosse affluence mais le site est grand si bien que les déplacements sont fluides et que l’on arrive à prendre de belles photos de la pyramide sans touristes 😀 Les marchands de souvenirs y sont également beaucoup trop présents à mon goût mais rien ne vous oblige à vous attarder devant leurs étals très similaires. D’ailleurs, pas de panique si vous entendez des jaguars sur tout le site, il s’agira d’un des nombreux gadgets des marchands qu’ils chercheront à vous faire envier.

Comme évoqué plus haut, les cénotes étaient une aubaine pour les mayas dans cette région très sèche. On dénombre au moins cinq cénotes autour de Chichen Itza, raison de la présence de ce site dans la jungle entre Valladolid et Mérida. D’ailleurs le nom de Chi « bouche », Chen « puits » et Itza le sorcier de l’eau, y fait directement référence.

Le site comporte plusieurs édifices, bien qu’une partie ne soit pas encore ouverte au public, comme le terrain de jeu de balle, le mur des crânes, le temple des jaguars et des aigles, l’observatoire, l’église et bien entendu le temple de Kukulkan en l’honneur du dieu serpent à plumes du même nom construit au 4e siècle. Haut de ses 24 mètres, il n’est plus possible d’y monter au sommet depuis la chute et le décès de touristes en 2007.

Temple de Kukulkan

Ce qui m’a le plus étonné, c’est la prouesse de construction d’astro-architecture des mayas. Je m’explique. Les mayas ont calculé les angles des faces de la pyramide afin qu’à chaque équinoxe, l’ombre portée du soleil sur les marches de la pyramide fasse apparaître en serpent en l’honneur de Kukulkan. Cet évènement attire d’ailleurs une foule astronomique deux fois par an pour apprécier le phénomène.

Avez-vous trouvé le serpent grimpant les marches du temple ?

Uxmal est un site qui est plus grand que Chichen Itza et qui est étonnement très peu fréquenté. Il y avait plus d’iguanes (inoffensifs) que de visiteurs. L’entrée vous est permise contre 413 pesos (20 €), et nous avons adoré.

Le royaume des iguanes

De nombreux édifices mayas y sont visibles, le plus imposant, la pyramide du Devin culmine à 37 mètres. Comme Chichen Itza, il n’est plus possible d’y monter tant les escaliers y sont raides. En revanche il est toujours possible d’atteindre le sommet de la grande pyramide (attention au vertige en descente) où se trouve le temple des perroquets. La vue sur le site, ses édifices et la forêt à perte de vue y est splendide.

Temple du Devin

La grande Pyramide

Les cénotes et donc l’accès à l’eau y est ici beaucoup moins important qu’à Chichen expliquant le culte réservé sur l’ensemble du site à Chaac le dieu de l’eau.

Vue depuis la grande Pyramide

L’histoire d’Uxmal est difficilement retraçable, la cité aurait connu une apogée assez brève entre les 9e et 10e siècles avant d’être abandonnée du fait de la conquête des Itzaj ou bien d’une sécheresse intense. Malgré un long abandon du site, les édifices d’Uxmal étaient dans un meilleur état de conservation que la plupart des sites mayas grâce à la qualité de l’architecture Puuc.

Palais du gouverneur

Le petit plus du site, il est possible de s’engouffrer un peu dans la forêt pour aller observer d’autres édifices non restaurés.

Les marches sont raides

Mérida la ville blanche

Capitale du Yucatan avec ses 780 000 habitants, le surnom de Mérida viendrait de l’utilisation de la pierre calcaire pour ses bâtiments. Bien qu’il soit facile d’y voir beaucoup de couleurs vives, ce surnom ferait aussi référence à la propreté et à la sécurité de la ville. La cadre de vie à Mérida y est en effet très agréable, si bien que Lonely Planet classa Mérida au 4e rang des villes les plus tendance du monde en 2017.

Considérée comme le 3e plus grand centre historique des Amériques après Mexico et La Havane, Mérida a aussi été élue capitale américaine de la culture pour ses concerts, ses spectacles de rue et ses expositions. Autrefois ville fortifiée, certaines anciennes portes de la ville sont toujours visibles.

Nous ne profiterons pas de tous les charmes de Mérida mais nous passerons une délicieuse soirée dans trois lieux que je recommande.

La negrita cantina

Le premier est la negrita cantina sur les conseils d’une résidente de la ville. Attention, cela ferme tôt dès 22h mais constitue une excellente place pour manger ou déguster des cocktails servis dans des verres d’un litre. L’affluence y est dense, presque uniquement constituée de mexicains. Les ambiances sonore et visuelle sont très agréables, j’ai adoré cet endroit.

1 L de Mojito (mais plus léger qu’en France)

Nous sommes ensuite allés au Mercado 60. Il s’agit d’une place très sympa où vous trouverez beaucoup de street food et de quoi vous désaltérer. Il y a également une petite scène avec des concerts, des cours de danse voir même du bier yoga (si si !).

Cours de danse au Mercado 60

Le fameux Beer Yoga

Nous terminerons la soirée par quelques pas de salsa à la Fundacion Mezcaleria, un charmant bar dansant où nous avons profité d’un chouette concert live alliant salsa avec quelques platines. Bon pour la salsa, y a encore pas mal de progrès à faire !

Danse à la Fundacion Mezcaleria

Voici un site sympa qui référence les principales choses à ne pas louper à Mérida

Bacalar, la lagune aux 7 couleurs

3h40 en voiture pour rejoindre Bacalar depuis Ticul où nous avons passé la nuit.

Bacalar est un lagon où la couleur de l’eau arbore 7 magnifiques teintes différentes. Selon la profondeur, les couleurs virent du bleu turquoise au bleu très foncé en passant par le vert émeraude, un véritable arc en ciel aquatique.

Le lagon depuis le ponton

Nous opterons pour une ballade de 2h en bateau pour 250 pesos par personne. Les couleurs sont splendides même aperçues depuis la surface. Notre capitaine nous conduira faire le tour du lagon avec notamment un passage dans la black cenote que j’évoquais un peu plus haut.

Les 7 couleurs du lagon

Nous ferons deux escales baignades dans des eaux turquoise d’une limpidité incroyable. La seconde proche du canal des pirates que j’avais hâte de traverser. Le bateau s’arrêtera non loin, mais personne ne s’aventurera dans le canal hormis moi-même. L’eau n’y est pas trop profonde et me permet de courir pour le traverser. Pour gagner du temps, je choisis de gagner le rivage pour courir sur la terre … avant de sentir mes jambes disparaître complètement dans le sable. En une fraction de seconde, je me retrouve complètement planté dans le sable. Heureusement, ça ne descendra pas plus bas et je pourrais en ressortir facilement pour gagner le bout du canal menant à une autre magnifique lagune.

Canal des pirates

Ce canal fut créé par les mayas pour accéder à Bacalar depuis la mer et fut par la suite réutilisé par les pirates (d’où son nom) pour venir chercher du bois rare.

Si vous voulez éviter de vous retrouver plantés dans le sable, il est possible de louer des canoés pour traverser le canal et découvrir la faune et la flore typique de cette région. Vous pourriez même y rencontrer des crocodiles à la tombée du jour. Apparemment inoffensifs, j’ai quand même trouvé quelques traces d’attaques de croco au Mexique sur le web alors prudence. Pour plus de plaisir et une empreinte écologique moindre, privilégiez les excursions en voilier plutôt qu’en bateau moteur.

N’hésitez pas à profiter des nombreuses balançoires autour du lagon pour un beau souvenir photo de votre passage à Bacalar. Nous opterons pour Chetumal à quelques kilomètres du Belize pour passer la nuit, mais la ville de Bacalar semble chouette à découvrir également.

Des ruines de Muyil, Tulum aux tortues d’Akumal

Sur la route de Tulum, nous souhaitions nous balader dans la réserve naturelle du Sian Ka’an. Muyil sera l’occasion de découvrir ses jolies ruines tout en s’aventurant un peu dans la jungle environnante.

Pyramide de Muyil

Ballade dans la jungle

L’entrée dans le parc peut se faire à différents endroits, nous choisirons Muyil pour 45 pesos (bien qu’il faudra rajouter 50 pesos pour accéder au mirador et à la lagune). La pyramide est très jolie mais je n’ai trouvé que peu d’infos sur l’histoire du site. Nous profiterons de la réserve pour nous faufiler un peu dans la jungle où nous n’apercevrons pas de grande activité animale hormis deux singes hurleurs. Nous ferons finalement demi-tour pour atteindre la lagune, bien moins jolie que celle de Bacalar, en passant par un mirador à l’escalier très vertigineux (les marches sont quasiment superposées !!).

Vue du mirador

Escalier très raide

Arrivés un peu tard à Tulum, nous manquons le dernier wagon pour la visite du site archéologique. Nous nous rattrapons sur la plage puis en snorkeling négocié de 1000 à 650 pesos pour 2. Une déception pour ma part hormis une magnifique raie manta de plusieurs mètres de large qui passa sous mes pieds. En effet l’eau est trouble et très peu de poissons étaient observables dans le récif.

Plage de Tulum

Nous passerons en revanche une belle soirée à Tulum oscillant entre la place des touristes (bars, restaurants) et celle des locaux qui se livraient à des activités sportives nocturnes profitant des températures un peu plus fraîches. Nous terminerons la soirée par un délicieux concert au Bar Batey en savourant de très bonnes caïpirinhas (allez-y, j’adore l’ambiance amicale de ce bar !).

Le lendemain, nous souhaitions faire une halte à Akumal en espérant apercevoir des tortues qui adorent la baie pour s’y nourrir et s’y reproduire. A notre arrivée en voiture, on nous propose une formule tout compris parking, entrée sur la plage, équipement et prestation snorkeling avec un guide remboursée si aucune tortue n’était aperçue. En faisant les comptes (50 pesos le parking, 80 pour la plage + rajouter l’équipement 100 pesos pour le gilet obligatoire pour ne pas piétiner l’herbe des tortues, 200 pour masque, tuba, palme et la presta avec un guide sur la plage), et en comparant avec les prix de Tulum, nous avons trouvé ça plutôt honnête.

Nous sommes donc partis avec Edouard alias Shaggy, notre très sympathique guide à la recherche des tortues. Nous en avons aperçues 2 ou 3 qui nous ont fait l’honneur de dîner à quelques décimètres de nous, magique.

Ce qui est chouette, c’est que nous avons pu continuer sur la plage à observer les poissons et chercher les tortues sans guide en gardant quelques heures de plus le matériel. Il faut savoir que pour nager à l’endroit où nous avons vu les tortues il faut obligatoirement être accompagné d’un guide. Il est possible d’en apercevoir sur la plage en dehors de la zone « 1 chance sur 2 » nous a-t-on dit. Nous n’en rencontrerons pas d’autres mais en revanche, nous avons pu admirer beaucoup plus de jolis poissons.

Un lien sympa qui répertorie d’autres super chouettes activités que nous n’avons pas faites à Akumal

La Ciudad de Mexico, CDMX

Après un passage à Playa del Carmen, retour à Cancun pour s’envoler quelques jours à Mexico (La Ciudad de Mexico pour les locaux pour différencier le nom de la ville avec celui du pays). Nous sommes accueillis à l’aéroport par Laura, notre hôte et guide personnel rencontrée à Mérida, qui nous fera voir un petit bout de cette gigantesque ville (23 millions d’habitants !) et nous emmènera goûter les meilleurs plats et bières de Mexico.

La Ciudad de Mexico dans le parc Chapultepec

Laura nous raconte l’histoire de la ville et notamment de la légende aztèque de l’aigle dévorant un serpent (qui sont d’ailleurs sur le drapeau actuel du Mexique). Huitzilopotchli, le dieu du sang, de la guerre et du Sud annonça aux aztèques qu’ils connaîtraient un fabuleux destin en tant que peuple élu s’ils migraient vers le sud et qu’ils recevraient un signe pour identifier la terre sur laquelle ils devaient s’installer. Partis depuis plusieurs générations et après de nombreuses épreuves qui ont considérablement réduit les troupes, ils reçurent ledit signe de leur dieu lorsqu’un aigle apparut pour attraper un serpent avant de se poser sur un cactus. Les aztèques s’installèrent à cet endroit, une minuscule île qui s’est étendu encore et encore leur permettant de devenir très puissants et de conquérir tout le Mexique. Cet endroit, c’est celui du Templo Mayor dont les ruines sont visibles au centre de Mexico.

Ruines du Templo Mayor

Nous en apprenons sur la politique en passant devant l’immense Palacio Nacional, demeure du président Obrador, sur la religion avec la cathédrale métropolitaine, les lieux de célébration avec les Champs-Elysées de Mexico et les regroupements de fête autour de l’ange de l’indépendance. Laura nous emmènera goûter un petit déjeuner typique que sont les Chilaquiles à base de tortillas, sauce rouge, oignons, fromage et poulet / œuf, les fameux tacos El Pastor et bien sûr, les meilleurs bars à bière de Mexico avec le Hop the beer Experience et ses 52 bars pressions (digne des meilleurs bars belges !).

La cathédrale métropolitaine

Bar aux 52 pressions

Les chilaquiles au petit déjeuner

Nous prendrons également le temps de nous balader dans le très agréable parc du château de Chapultepec (enfin, à partir du moment où on s’éloigne de la foule de marchands qui hurlent pour attirer votre attention), dans les chouettes quartiers de Condesa et de Roma et dans les rues bondées (et que dire des grands axes routiers !!) du centre-ville de Mexico.

Parc du château de Chapultepec

La circulation permanente de Mexico

L’ascension du volcan de la Malinche à 4460 mètres

Nous voulions associer la découverte culturelle du pays avec également un peu de dépaysement sportif. Très vite, notre envie s’est cristallisée sur l’ascension d’un volcan. Ce n’est pas ce qu’il manque au Mexique. Les plus hauts m’attiraient comme le pic d’Orizaba à 5700, le Popocatepetl à 5400, ou l’Iztaccihuatl à 5200 mètres. Mais après quelques renseignements, il était compliqué pour nous de partir avec du matériel et des vêtements d’alpiniste dans notre seul bagage à main. De plus, quelques difficultés techniques exigent un peu de pratique ce qui manquait à mon collègue de voyage (bouh la balance).

La Malinche semblait être le bon compromis, de l’altitude, pas besoin de guide ou de vêtements très chauds, pas de grande difficulté technique et une vue au sommet annoncée magnifique ! 6 à 8h pour faire l’aller-retour, meilleure période d’ascension : entre octobre et avril. En dehors, cela peut-être très difficile à cause de la météo ; nous n’aurons aucun soucis (rappel nous sommes montés mi-août).

La Malinche

Le nom de la Malinche provient d’un personnage emblématique au Mexique. Il s’agissait d’une jeune fille aztèque retenue prisonnière par les mayas avant d’être vendue au chef des conquistadors. Il en devint la maîtresse et mère de son enfant. La légende raconte qu’elle a joué un rôle majeur dans la conquête du Mexique en tant que conseillère, interprète et négociatrice. Elle est ainsi devenue à la fois un symbole de trahison pour les uns et une femme courageuse et mère aimante pour les autres.

Pour s’y rendre depuis Mexico, il faut prendre un bus pour Apizaco pour 205 pesos depuis la gare routière. Là-bas, demandez le mini-bus qui vous mènera à la Malintzi pour 100 pesos. La Malintzi est un centre de vacances au pied de la Malinche, vous pouvez y dormir en tente (si vous amenez votre matériel) pour 75 pesos ou en chalet 6 personnes pour 1000 pesos (mieux vaut se regrouper avec d’autres grimpeurs). Personnellement, ça été une galère pour car nous sommes arrivés assez tard et la réceptionniste ne parlait pas un mot d’anglais 😀 En plus il y avait un énorme orage et le restaurant / superette venait de fermer nous laissant à jeun pour la nuit et toute l’ascension. Nous avons finalement réussi à faire quelques provisions et dégusté quelques quesadillas faites sur le pouce pour bien dormir.

Nous commençons l’ascension à 6h40 pour être de retour le soir même à Mexico. Il fait nuit, il n’y a personne … hormis 6 à 8 chiens qui se baladent dans la forêt et dont on se demande bien comment ils se nourrissent. Le début de l’ascension est très facile, il suffit de suivre la route qui monte en lacets ou de choisir les nombreux chemins de traverse plus raides mais qui réduisent la distance, aucune difficulté pour identifier le chemin.

Lever de soleil dans l’ascension

7h, les lampes sont devenues inutiles et nous remarquons 2 chiens qui nous suivent toujours.

Lorsque la route s’arrête, le chemin vire à droite et devient d’un seul coup beaucoup plus raide dans la forêt.

Sortie du bois

Les deux chiens nous accompagnent toujours, ils passeront les 6h avec nous à nous attendre et nous montrer le chemin sans jamais aboyer. Des vrais guides sur pattes vraiment adorables.

Nous apercevrons d’autres grimpeurs que plusieurs heures plus tard à l’approche du sommet.

A la sortie du bois, nous le voyons, il semble très proche mais le plus dur reste à venir. Des énormes crevasses jalonnent le chemin, érosion ? coulées de lave ?

Un passage très raide se dresse devant nous dans un pierrier dont les cailloux fuient sous nos pieds, nous essayons de zigzaguer pour trouver des appuis solides et économiser quelques forces à une altitude où les efforts de grimpe se paient beaucoup plus chers.

Enfin sur la crête, nous retrouvons nos fidèles compagnons qui ont dû trouver un passage un peu moins pentu.

L’avant dernière étape est un mur de rochers à franchir. Les mains seront nécessaires pour se hisser en haut de ce mur assez raide mais sans difficulté majeure.

L’ascension dans les rochers

La vue est déjà imprenable sur la vallée, la ville de Puebla, la forêt et sur les deux géants mexicains : l’Iztaccihuatl et le Popocatepetl …. qui est en éruption sous nos yeux. Une grande colonne de fumée s’échappe de son cratère, un spectacle magnifique.

Fin de l’éruption du Popo à gauche

La dernière partie de l’ascension est un petit bout d’escalade où il faut faire attention à ses prises. C’est court et plutôt facile (bien qu’aidés par nos tailles pour se hisser plus haut).

J’arrive le premier au sommet, le temps d’admirer la vue magnifique … de prendre une petite photo … avant que Pablo (oui on lui a donné un petit nom) arrive tout fringant et s’installe paisiblement à mes pieds le temps de me laisser profiter de la vue. J’étais ébahi de voir la fidélité de ce compagnon de passage et surtout par sa capacité à se hisser dans des endroits improbables pour un quadrupède. Le second nous attendra quelques mètres plus bas avant de redescendre avec nous, il semblait être blessé à une patte l’empêchant de terminer l’ascension.

Au sommet avec Pablo et l’éruption du Popo

La descente sera beaucoup plus rapide et plaisante à courir dans les éboulis raides.

Nous ne croiserons qu’une poignée de marcheurs sur la demi-journée, de quoi se sentir davantage connecté à l’environnement sauvage du volcan.

12h50, nous sommes de retour au centre de vacances et nous apprenons que le prochain bus n’arrivera qu’à 17h … Malgré la quinzaine de kilomètres aux forts dénivelés déjà parcourus, nous décidons de marcher jusqu’au village 10 km plus loin pour trouver un bus. Nous serons de retour à Mexico dans la soirée.

10 km de rab

Les pyramides de Teotihuacan, la cité des dieux

Les vestiges de Teotihuacan ont été découverts par les aztèques au XIVe siècle. La cité était abandonnée depuis longtemps mais sa perfection était telle que les aztèques la nommèrent « cité des dieux ». Elle aurait été construite vers -200 avant J-C et a connu son apogée autour des années 300. A cette époque, elle abritait 200 000 habitants et était vraisemblablement la plus grande cité au monde.

Vue sur la pyramide de la Lune

D’après les historiens, la ville aurait été fuie suite à une éruption dévastatrice du volcan Popocatépetl. Teotihuacan demeure encore un grand mystère archéologique sur l’origine de ses bâtisseurs. Elle est aujourd’hui toujours fouillée (seul 1/4 du site a été exploré) et les découvertes sont et seront encore nombreuses.

Pyramide du Soleil

Deux énormes pyramides et de très nombreux temples sont encore érigés à Teotihuacan. La pyramide du soleil est l’une des plus hautes au monde avec ses 64 mètres. Il est toujours possible de monter jusqu’en haut mais attention à nouveau à la raideur des marches. Au sommet des rituels y sont toujours pratiqués. Poser une main au centre du sommet de la pyramide et l’autre tendue vers le soleil permettrait de se recharger en énergie.

Fin de la montée de la pyramide du Soleil

Rituel pour se recharger en énergie

La pyramide de la lune est un peu moins haute et on ne peut plus qu’accéder à un plateau intermédiaire. Mais la vue qu’elle offre sur la pyramide du soleil, les temples et la chaussée des morts est exceptionnelle. Le nom de chaussée des morts provient des aztèques qui pensaient que les temples étaient des tombeaux. Il s’agissait en fait de temples où étaient pratiqués des rituels religieux.

Vue depuis la Pyramide de la Lune

Avant de quitter Teotihuacan, n’hésitez pas à goûter la boisson locale, le pulke, une boisson alcoolisée à base de plante parfois nature et parfois aromatisée. C’est très bon no mames !

Dégustation de Pulke

Mexican food

Les restaurants sont bons marchés au Mexique et la street food encore plus. De mémoire le repas le plus cher était autour des 9 € mais on s’en sortait très souvent pour 5 € boisson comprise. Moi qui adore manger épicé, j’ai été servi bien que je m’attendais à ce que ce le soit beaucoup plus.

Voici quelques images des délices mexicains même si j’ai préféré la gastronomie malaisienne plus variée. Mention spéciale à ceux qui goûteront et apprécierons la boisson Horchata, c’est bien la seule chose que je n’ai pas aimé 🙂

Burrito

Quesadillas

Tacos

Fajitas

Budget

J’ai essayé de préciser un peu partout les prix pour vous donner une idée.

Pour ce voyage, j’ai payé 1000 € d’avion (possibilité d’avoir bien moins cher hors saison, j’ai vu des vols à 5 / 600 €). Sur place, pour 16 jours au Mexique, j’ai compté un peu moins de 1000 € sans rien se refuser.

Maintenant il va falloir économiser un peu pour vite repartir vers de nouveaux horizons ….

Un peu de repos mérité

N’hésitez pas à laisser vos questions dans les commentaires, je me ferai un plaisir de partager mon expérience et vous aider si je le peux.

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