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Le GR20 en 9 jours (Sud / Nord)

La quête d’un nouveau rêve, le GR20 !        (Juillet 2013)

Parcourir les 200 km et les 14 000 mètres de dénivelés positifs sur l’un des sentiers considéré comme l’un des plus difficile d’Europe !

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Itinéraire du GR20

Le GR20 comporte 16 étapes (pour 7h de marche en moyenne), étant de bons marcheurs en bonne forme physique, nous décidons de tenter l’aventure en 9 jours en doublant les étapes avec quelques « étapes de repos » où nous ferions qu’une seule étape par jour là où les paysages promettent d’être plus somptueux encore …

Ben, Boris et moi choisissons d’emprunter l’axe Sud / Nord qui permet de profiter pleinement des paysages avec le soleil dans notre dos évitant l’éblouissement. Il garantit également une difficulté croissante sur le GR, les étapes les plus redoutables étant celles du Nord.

Nous envisageons de courir sur les étapes peu accidentés du sud. Nous optons ainsi pour des sacs légers (30L 5,3 kg sur le dos + 2,5 kg sur la poitrine avec un pack avant adaptable pour transporter 2 à 3 L d’eau soit un sac ne dépassant pas 8 kg).

Tout s’annonce pour le mieux avec des prévisions météos exceptionnelles (et très chaudes), jusqu’à une IRM la veille du départ suite à une petite blessure contractée 1 mois plus tôt m’annonçant une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit …

Le coup est dur mais la douleur est faible et le genou est stable. L’aval du médecin est donné, il faudra faire preuve de prudence pour terminer la rando qu’une moitié marcheurs seulement parvient à parcourir (de 30 à 50% de réussite selon les sites).

Pour bien préparer le GR20 : Quelques conseils qui peuvent être utiles

- Veillez à partir bien équipés, de bonnes chaussures de marche sont indispensables. (attention aux ampoules)

- Les bâtons peuvent être très utiles pour soulager les cuisses dans les montées mais peuvent être encombrants dans d’autres escaladés.

- Partir léger est un sacré avantage ! Nous avons fait le choix de ne transporter aucune tente ni nourriture pour pouvoir aller un peu plus vite sur les étapes sans abîmer le dos. Vous trouverez dans les refuges tout ce qu’il vous faut pour dormir et vous nourrir (nuit en refuge ou location de tente pour bivouaquer, il y a également une épicerie dans chaque refuge et de quoi préparer votre nourriture : plaques de cuisson, casserole, vaisselle …) Bien sûr c’est un peu plus cher (compter en moyenne 12 € par nuit et quelques euros pour acheter des pâtes et une sauce, pensez à avoir pas mal de liquide sur vous !! Nous avions 500 €) mais si cela permet de se sentir mieux pendant les longues heures de marche, c’est un calcul intéressant.

- Prendre un bon duvet (confort 0 à 10°C c’est très bien), au moins 2 L d’eau (déshydratation rapide en cas de forte chaleur)

- Ne pas sous estimer la difficulté ! Il faut une certaine endurance et ne pas souffrir du vertige car il y a quelques passages compliqués. En faisant une étape par jour c’est largement faisable (mais du coup ça fait 15 jours de rando, c’est long !), 2 étapes également en partant de bonne heure mais c’est usant et vous n’aurez pas autant le loisir de flâner et de faire des pauses régulières si vous ne voulez pas arriver trop tard.

- Ne pas s’engager si la météo est mauvaise ou pourrait le devenir ! A adapter selon l’étape évidemment, les passages en forêt sont praticables en temps de pluie mais certains passages sont très risqués si les roches sont humides, une glissade peut être rapidement mortelle et les orages et la foudre peuvent être dévastateurs (il y a d’ailleurs eu 4 foudroyés lors de notre périple).

Nous quittons notre fief rémois à 3h et décollons de Charles de Gaule à 7h. Nous arrivons à Ajaccio sur les coups de 9h où nous louons une voiture (par Europcar) pour rejoindre Porto-Vecchio et y laisser les clés à une autre agence de la société. Le lendemain, une navette nous emmène au départ du GR à Conca, nous commençons nos premiers hectomètres à 9h.

Jour 1 : De Conca à Bavella, 18 km 1400 D+

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Etape 1 : Conca – Paliri

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Le départ de Conca, enfin

Nous quittons le village de Conca en empruntant une des rares routes goudronnées du GR. Le village est très joli et nous rencontrons 2 ânes paisibles broutant l’herbe fort sèche du jardin.

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Premières rencontres, les ânes de Conca

On vire à droite et pénétrons sur un premier sentier qui nous emmènera 350 mètres plus haut au bocca (qui veut dire col en Corse) d’Usciolu. La vue est déjà magnifique, on aperçoit les montagnes qui s’élèvent déjà et la mer non loin.

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Au sommet de ma Bocca d’Usciolu

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Bocca d’Usciolu

Les 250 mètres d’ascension suivant sont beaucoup moins raides et nous emmènent à la source Cappeddu où nous profitons de sa fraîcheur pour nous baigner et lutter contre la chaleur écrasante.

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Première baignade à la source de Cappeddu

Hélas le temps se gâte et le tonnerre gronde, nous pressons le pas pour rejoindre le refuge de Paliri en essuyant quelques gouttes.

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Un rocher rigolo à tête de chien

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Les premiers orages sur le GR20

Le temps devient mauvais, les montées sèches sont rudes et nous devions nous rendre au refuge d’Asinau dès la première journée. Après quelques discussions, nous décidons d’entamer la deuxième étape et de nous arrêter à l’auberge de Bavella afin de ne pas prendre trop de retard dès le premier jour.

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Arrivée au refuge de Paliri sous la pluie

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Dernier panorama avant la descente vers Bavella

Nous arrivons à Bavella vers 15h30, nous nous arrêtons ici pour un premier jour plus difficile que nous l’aurions imaginé surtout avec quelques problèmes digestifs rencontrés par l’un d’entre nous, et pourtant, la partie sud est la plus aisée, qu’est-ce qu’il nous attend ? …

Nous dormons dans un lit au gîte (finalement pas plus cher qu’au refuge ou un louant une tente pour bivouaquer), nous profitons une dernière fois d’une agréable douche chaude.

Jour 2 : De Bavella à Usciolu en passant par Asinau 28 km 1500 D+

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Etape 2 : Paliri – Asinau

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Etape 3 : Asinau – Usciolu

Malgré une longue étape entre Asinau et Usciolu, nous décidons de rattraper notre retard pris la veille en rejoignant le 3e refuge. Nous partons à 6h30.

Hélas, l’aventure commence mal, étonnés d’emprunter une grande route si longtemps, nous décidons de faire demi tour après quelques kilomètres pour revenir au point de départ où … nous avons négligemment manqué la bifurcation du GR.

Rien ne s’améliore quand nous décidons d’emprunter la variante alpine qui mène vers les aiguilles de Bavella car cette dernière est assez mal balisée (et nous sommes probablement mal réveillés). Nous abandonnons la variante en descendant hors sentiers vers un chemin que nous apercevons en contrebas, pourvu que ce soit le GR …

Nous retrouvons la bonne direction (avant de la perdre une troisième fois un peu plus tard) et rejoignons le refuge d’Asinau à 1500 mètres d’altitude après une traversée de forêt et une dernière montée sèche.

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Les magnifiques aiguilles de Bavella

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Ravitaillement au refuge d’Asinau

Nous retrouvons quelques forces avant de nous lancer dans l’étape magnifique d’Usciolu longue de 15 km avec des nuages de plus en plus menaçants.

En guise de dessert, nous devons escalader le Monte Incudine à 2134 mètres soit 600 mètres de grimpe où les mains seront nécessaires pour gravir cette montée très raide. Et si la difficulté n’était pas suffisante, il a fallu traverser les nuages avant que l’orage n’éclate … juste au dessous de nous une fois avoir atteint le sommet, ouf ! La même montée glissante entremêlées de coups de foudre aurait été suicidaire …

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Traversée des nuages

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Sommet du Monte Incudine

Après quelques frayeurs, la descente sur l’autre versant se déroule sous un ciel plus dégagé, les nuages restant bloqués par la montagne. La vue est magnifique au sommet !

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Vue au sommet du Monte Incudine

Nous franchissons une première passerelle avant de nous retrouver sur un green de golf (qui change des petites fleurs jaunes piquantes qui bordent tout le GR), nous nous y accordons une agréable petite pause pensant être proche de la fin de l’étape.

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Première passerelle du GR20

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Vache masquée

Nous nous trompions, nous quittons les sentiers forestiers (après avoir rencontré à 30 mètres de nous un vrai sanglier) pour rejoindre les crêtes rocheuses et vertigineuses d’Usciolu.

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Un drôle de sanglier qui vient d’apercevoir un congénère

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Petite pause sur le green

Attention prudence, certains passages techniques ne donnent pas le droit à l’erreur tellement la falaise est impressionnante mais tellement agréable d’escalader de gros blocs de rochers pour progresser vers le refuge qu’on aperçoit de très loin mais dont l’atteinte est interminable !

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Quelques passages vertigineux sur les crêtes d’Usciolu

Boris arrivera de bonne heure quand Ben et moi ne le rejoindrons qu’à 19h (11h de marche) après de nouveaux moments délicats pour l’estomac de Ben. Je l’accompagnerai jusqu’au refuge où il se départira provisoirement de ses maux avant de s’en débarrasser définitivement le lendemain soir.

Jour 3 : D’Usciolu à Capannelle en passant par Prati 28 km 1350 D+

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Etape 4 : Usciolu – Prati

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Etape 5 : Prati – Capannelle

Nous quittons Usciolu à 7h et grimpons au bocca di a Furmicula après 200 mètres de D+. Nous marchons sur les crêtes, l’étape est superbe, la vue est imprenable.

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Splendide ascension du matin

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Vue au sommet du bocca furmicula

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Horizon dégagé

Nous empruntons quelques passages techniques, parfois vertigineux
lorsqu’il faut se faufiler entre d’énormes blocs de pierre. Il n’y a aucun chemin, juste des blocs empilés les uns sur les autres à escalader à quelques mètres seulement du vide, mieux vaut avoir le pas prudent et ne pas se précipiter. Malgré tout, nous rattrapons tous les marcheurs partis avant nous et arrivons de bonne heure au refuge de Prati où nous pique-niquons grâce à l’épicerie du refuge tenu par le gardien.

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Descente en courant vers le refuge de Prati

Après le repas, nous entamons une longue descente sans difficulté dans les bois (550 de dénivelé négatif) dans laquelle les premières ampoules apparaissent pendant que Boris imite Golum dans sa caverne.

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Caverne sur le chemin

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Les premières ampoules

Nous faisons une brève halte au col de Verde où se trouve une route et un gîte d’étape, le temps de profiter d’une boisson fraîche et de découvrir les dernières nouvelles dans le journal.

S’en suit une interminable étape de sentiers forestiers. Nous nous séparons dans la première ascension où nous grimpons de 300 mètres. En haut, je retrouve un terrain familier de trail que je choisis de franchir en courant derrière Boris profiter d’un sac léger.

La forêt est très humide, il y a une multitude impressionnante de petites cascades et autres ruisseaux qu’il faut franchir.

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GR remontant le ruisseau

Le tonnerre se fait à nouveau entendre et je commence à trouver le temps long à courir seul toute l’étape.

Le moral faiblit « courage, il ne reste plus que 30 minutes … », deux heures après je me retrouve au pied d’une montée assez sèche qui n’apparaît pas sur le topo guide, de quoi achever le moral restant.

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Une jolie cascade dévale ce versant

Je rejoins enfin Boris à Capannelle qui me fait également part de sa lassitude tandis que Ben arrivera plusieurs dizaines de minutes plus tard. C’est la dernière fois que nous courrons, et à titre personnel, que je fais l’étape tout seul.

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Station de Capanelle

Nous dormons au refuge après avoir mangé au resto de la station de ski de Capannelle où nous découvrons la soupe corse, la polenta et la daube qui sont très bons. Je découvre également les douches froides du GR, revigorant !

Jour 4 : De Capannelle à L’Onda en passant par Vizzavona 26 km 1400 D+

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Etape 6 : Vizzavona – Capanelle

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Etape 7 : Vizzavona – L’Onda

Une étape avec trois gros dénivelés nous attend, d’abord le premier pour redescendre au village de Vizzavona (-650 mètres) avant de repartir après la pause déjeuner jusqu’au Punta Muratellu (+1200 mètres !!) et de redescendre au refuge de l’Onda (-700 mètres).

Nous décollons à 6h30, la descente vers Vizzavona est aisée, nous trouvons la première bergerie, celle d’Alzeta avant de rencontrer un curieux randonneur sur le chemin.

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Bergeries d’Alzeta

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J’vous accompagne ?

Nous improvisons une descente dans la forêt vers le village ayant manqué quelques marques du GR, nous les retrouvons plus bas après un petit détour / raccourci ?

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Direction, les sommets

Boris souffre de la cuisse, les symptômes d’une contracture qu’il parvient à limiter en bandant la cuisse pendant la pause de 10h30 à Vizzavona.

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Aux petits soins à Vizzavona

Le repas acheté à l’épicerie, c’est un autre plat de résistance qu’il va falloir digérer avec une montée de 1200 mètres de dénivelé positif ! Le début d’ascension est léger et nous longeons pendant plusieurs kilomètres la magnifique cascade des anglais où nous nous baignons. L’eau y est très fraîche, nous profitons du cadre pour déjeuner comme de nombreux autres baigneurs venus spécialement pour la cascade.

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La fraîche cascade des anglais

Quelques hectomètres plus loin, se dresse un véritable mur !

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Splendide et raide ascension du Punta Muratellu

On s’arme de courage et on se lance pour 1h30 à 2h de montée, quelques passages nécessitent les mains pour grimper au Punta Muratellu à 2140 mètres.

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Petite pause pour Ben pendant l’ascension

La grimpette se passe très bien avec une bonne gestion du souffle qui est parfois un peu plus court quand les efforts sont importants. La descente vers l’Onda me sera beaucoup plus douloureuse en raison d’une douleur importante naissante à la chevillle qui me fait souffrir à chaque appui sur les chemins caillouteux instables.

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Le bivouac du refuge de l’Onda

Nous arrivons au refuge à 17h30 accueillis par un troupeau de brebis qui entoure le bivouac. La douche y est presque tiède grâce au soleil chauffant le long tuyau alimentant la douche. Nous dormons cette nuit en tente que nous louons. Nous fermons les yeux de bonne heure (20h) pour bien récupérer et faute de joueurs de cartes motivés. La nuit est fraîche mais très bonne.

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Nos colocataires d’un soir

Jour 5 : De l’Onda à Manganu en passant par Petra Piania 17 km 1300 D+

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Etape 8 : L’Onda – Petra Piana

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Etape 9 : Petra Piana – Manganu

Au réveil à 6h, ma cheville va mieux, pour l’instant. Nous quittons l’Onda à 6h45 et arrivons très vite à la bergerie de Tolla après la passerelle qui marque le point de départ d’une nouvelle ascension de 1000 mètres de dénivelé.

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Lever de soleil sur le refuge de l’Onda

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Soleil sur le ruisseau

Une première partie dans la forêt sur un sentier à pente régulière avant une montée beaucoup plus sèche où il faudra de nouveau escalader de jolis blocs de pierre.

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Joli ballade avant une nouvelle ascension raide

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Cascade dans le punta pizzi corbini

Comme toujours, il fait très chaud le matin et nous suons à grosse goutte mais la forme est bonne dans l’ascension. Ayant une vitesse d’ascension différente, nous nous regroupons tout trois devant la bergerie de Ghajalgu, proche du très joli refuge de Petra Piana (et où le gardien y est très sympa) où nous mangerons à 11h.

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Arrivée au refuge de Petra Piana

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Vue du refuge

Après le repas à midi, nous devons terminer l’ascension de la Bocca Muzzella (+ 400 D+ pour arriver à 2210 mètres) où nous traversons le premier névé.

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Première neige dans le Bocca Muzzella

De là haut nous avons une vue magnifique !

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Sommet du Bocca Muzzella à 2210 mètres

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Vue du sommet

Nous apercevons les lacs de Capitellu et de Melu, ainsi que les nombreux névés environnants que nous aurons à traverser.

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De la neige et des lacs

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Lacs de Capitellu et de Melu

Le franchissement des névés est facile et je m’amuse à y faire quelques glissades et bataille de boules de neige avec Ben. Nous restons malgré tout prudent, avec la remontée estivale des températures, les neiges fondent, l’eau coule ce qui peut créer des cavités sous les névés qui peuvent céder au passage d’un randonneur.

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Lac de Capitellu

Le vent commence à souffler fort et ramène les nuages à une vitesse impressionnante ! Le tonnerre commence à gronder alors que nous traversons des passages périlleux.

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Petit passage avec chaîne

La veille au refuge, nous apprenons que 4 randonneurs ont été foudroyés en Corse et que le nombre d’impact de foudre était vraiment important (ce que nous constaterons le lendemain en voyant de nombreux arbres victimes de la foudre sur le chemin).

L’inquiétude me gagne, nous nous pressons d’arriver au sommet de la brèche de Capitellu avant l’orage quand le tonnerre nous rappelle sans cesse de nous presser.

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Les nuages gagnent du terrain

L’avancée des nuages dans la vallée est spectaculaire et pas forcément rassurante

A l’approche de la brèche, une nouvelle chaîne nous aide à éviter un névé compliqué. Nous arrivons au sommet de la brèche à 2225 mètres (sommet du GR) en même temps que les nuages et la brume. Le passage sur l’autre versant nous préservera finalement de la pluie et de l’orage.

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Brèche de Capitellu

La brèche, sommet du GR, marquée par le passage du tour de France 2013

La descente n’en est pas moins aisée pour autant. Il faut descendre par un névé glissant sur une pente raide. Les appuis sont difficiles, Ben parvient à marcher quand je choisis de descendre en petites glissades sur les fesses en contrôlant la vitesse pour ne pas me retrouver quelques dizaines de mètres plus bas.

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La brèche au bout du doigt

On vient de là haut mais fort heureusement, les nuages sont coincés par la montagne

Nous arrivons lessivés au refuge de Manganu à 17h après une double étape magnifique mais qui nous aura fait quelques frayeurs. Pour se remettre des émotions, une bonne douche (froide) et une bière n’étaient pas de trop.

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Arrivée au refuge de Manganu

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Une Pietra en récompense

Jour 6 : De Manganu au Castellu di Vergio 14 km 600 D+

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Etape 10 : Manganu – Col du Vergio

Une seule étape ce jour pour recharger les batteries et permettre à Boris de se lancer dans l’après midi dans l’ascension du non loin Paglia Orba. Une vraie étape de repos (aucune grande ascension au programme) et qui nous permet également d’éviter une nuit à 2000 mètres qui inquiétait Boris.

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Départ de Manganu

La progression est rapide avant de faire un long break dans une splendide prairie entourée de montagnes où broutent une colonie de chevaux et leurs poulains, de poneys et de mulets.

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Chevaux en liberté

L’herbe y est très humide, la prairie étant parsemée de pozzines sortes de trous d’eau reliées par des canaux naturels creusés par l’écoulement des neiges fondues offrant aux chevaux un cadre paradisiaque.

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Pozzines et chevaux près du lac Nivu

Les poulains sont timides et sont difficiles à approcher, ce qui n’est pas le cas des adultes, chevaux et poneys viennent allègrement manger l’herbe fraîche que je leur tend, un moment inattendu pour un souvenir grandiose.

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Petit tonnerre

Quelques hectomètres plus loin, nous dépassons le lac de Nivu avant de remonter brièvement sur les crêtes.

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Lac de Nivu

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Petit passage en crête

En redescendant vers le col du Vergio, nous apercevons un cochon sauvage pas très farouche. Nous l’approchons à 1 mètre près de l’oratoire, imperturbable.

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Cochon sauvage imperturbable

Après une dernière petite grimpette, nous arrivons à la petite station de ski de Castellu di Vergio où se trouvent gîte, hotel, épicerie et zone de bivouac. Cette nuit, nous dormirons dans un lit après une bonne douche chaude. Arrivés de bonne heure, nous en profitons également pour faire un peu de lessive pendant que Boris doit renoncer à son projet d’ascension en cours de route essuyant pluies et orages le forçant à faire demi-tour avec un appareil photo inondé.

Jour 7 : Castellu di Vergio à Tighjettu en passant par Ciottulu di i Mori 15 km 700 D+

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Etape 11 : Col du Vergio – Ciottulu di i Mori

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Etape 12 : Ciottulu di i Mori – Tighjettu

Après une bonne demie journée de repos, nous repartons ce jour  à 6h45 pour une étape et demie (ou deux étapes d’après certaines nouvelles éditions qui découpent le GR non plus en 15 mais 16 étapes).

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Black and White

Nous débutons la journée avec une entrée copieuse mais magnifique, une ascension de 600 mètres de dénivelé où nous serpentons entre deux montagnes, franchissant plusieurs passerelles, avant le dernier raidillon qui mène au refuge de Ciottulu qui est le plus élevé du GR. La vue y est magnifique et nous avons la chance de pouvoir y boire un chocolat chaud.

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Ascension de la Bocca Fuciale

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Arrivée au refuge de Ciotullu

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Vue du refuge

Nous finissons l’ascension pour passer derrière la Bocca di Fuciale et plonger vers la Bergerie d’U vallone (500 D-).

La descente est technique, nous mettons les pieds sur une roche ocre drôlement formée, l’impression d’être sur un volcan. C’est très rocailleux ici, c’est splendide mais attention aux appuis car certains endroits sont assez vertigineux. Nous apercevons les sommets du Paglia Orba et du Capu Tafunatu qui est troué par une grande ouverture naturelle.

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Descente technique dans un paysage volcanique

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Splendide descente

Nous arrivons en sous bois et naviguons dans un décor humide (mais toujours très chaud) avant d’arriver à la bergerie après une petite ascension. L’endroit est très sympathique et les randonneurs croisés sur le chemin nous conseillent de nous y arrêter manger, ce que nous faisons.

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La très bucolique bergerie d’U Vallone

Quelques hectomètres plus loin, nous apercevons le refuge de Tighjettu où nous passerons la nuit. Une petite ascension de 200 mètres le long de la cascade et nous arrivons à 12h30 très bien accueillis par la fille du gardien lui même très sympathique.

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Nous grimperons cet immense mur en faisant une halte pour la nuit au refuge de Tighjettu visible au milieu

Boris nous abandonne pour tenter la montée du Monte Cinto (plus haut sommet de Corse culminant à 2700 mètres). La gardienne lui donne les derniers conseils. Hélas une fois encore, la brume et la pluie vont gâcher le périple et le rendre beaucoup plus difficile, ce qui nous fera pas regretter de ne l’avoir accompagné ^^. Il reviendra plusieurs heures plus tard en pensant avoir atteint son but sans en être persuadé tellement le brouillard est épais. Pendant ce temps, nous jouons aux cartes et écoutons les histoires de groupes de randonneurs qui semblent avoir tissé des liens très amicaux entre eux partageant les sentiers depuis plusieurs jours. Ils semblent craindre le cirque de la solitude, des randonneurs venus du Nord (et qui l’ont donc déjà franchi) tentent de les rassurer.

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Refuge de Tighjettu

Nous dormons au refuge, la vue de la chambre est impressionnante donnant sur toute la vallée avec l’impression de flotter sur la falaise.

Jour 8 : De Tighjettu à Carozzu en passant par Ascu Stagnu 14 km 1400 D+

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Etape 13 : Tighjettu – Ascu Stagnu

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Etape 14 : Ascu Stagnu – Carozzu

C’est le grand jour pour le cirque de la solitude dont on nous a tant parlé avant d’arriver en Corse et dont beaucoup de randonneurs parlent sur les sentiers du GR …

Malheureusement ma cheville est à nouveau douloureuse, et mes chaussures de trails souffrent beaucoup elles aussi. La semaine se décolle, le grip adhère de moins en moins, la toile est abîmée. La première demie heure est pénible mais je commence à oublier la douleur dans l’ascension du Bocca Minuta à 2218 mètres, porte sud du cirque de la solitude.

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Entrée dans le cirque de la solitude

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Au sommet du Bocca Minuta

Nous sommes partis à 6h40, bien après nombre de randonneurs s’attaquant à la solitude ce matin. Après une ascension rapide du mur de Tighjettu, nous entamons la descente du cirque et nous apercevons tous les randonneurs partis avant nous en file indienne, bloqués aux premiers passages des chaînes.

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Bouchons avant les passages techniques

Il y a une vingtaine de personnes devant nous, les randonneurs rencontrés au refuge hier, ainsi qu’un groupe étranger d’une dizaine de personnes avec un guide et quelques personnes effrayées par la descente et qui progressent très doucement, provoquant un important bouchon derrière.

Nous prenons notre mal en patience en plaisantant avec les marcheurs autour de nous quand arrive notre tour. Inutile de se presser, la progression sera lente jusqu’au point le bas du cirque. Notre première impression est mitigée, on nous avait promis un passage difficile et mémorable, nous descendons uniquement quelques blocs de pierre agrémentés de chaînes pas toujours utiles.

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Premiers passages avec chaînes dans le cirque de la solitude

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Passage aérien

 

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Petit rappel

 

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La progression est plus facile qu’imaginée

 

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Fin de la descente avec l’échelle

Malgré tout, la vue est éblouissante !

La descente terminée, nous escaladons une voie annexe pour contourner le bouchon de randonneurs et nous présenter au pied de la superbe remontée du cirque.

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Il faut remonter ici

C’est une véritable falaise qu’il faut escalader, la pente ressemble à un angle de 90° !

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L’ascension du mur de la solitude

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C’est très raide et il y a du trafic avec les descendeurs

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On croise même des baleines de neige

Malgré tout, l’ascension est facile, il y a des prises partout pour les pieds et les mains. Nous abandonnons même le passage fléché du GR pourtant pourvu de chaînes que nous laissons aux randonneurs descendants pour ne pas être trop gênés dans notre progression sans perturber la leur.

On grimpe facilement mais malgré tout avec beaucoup de prudence. La moindre erreur entraînerait une dégringolade vraisemblablement fatale.

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Vue plongeante sur le cirque de la solitude

Nous arrivons les premiers au sommet du Bocca Tumasginesca après une ascension très plaisante mais loin de ce que nous avions imaginé malgré un bon effet cardio. Il faut préciser cela dit, que nous grimpons léger, cette escalade verticale avec un sac encombrant de 20 kg avec une forme physique moyenne, ce n’est plus la même histoire.

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Sommet de la solitude atteint, on redescend sur Ascu

On se lance dès lors dans la grande descente vers Ascu Stagnu (700 D-) où nous croisons un hélicoptère très proche du sol venu prendre quelques clichés du cirque de la solitude.

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Descente dans les éboulis

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Ancienne remontée mécanique de la station

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Vue sur les montagnes en approchant d’Ascu Stagnu

La descente est assez rapide et nous descendons les anciennes pistes de la station abandonnée d’Ascu où nous mangeons et discutons de l’après-midi. Il nous reste 3 étapes, si on double ce jour on peut avoir fini le lendemain. Malgré tout la météo s’annonce capricieuse et des nuages pointent déjà leur nez. L’étape commence par un mur de 600 mètres à gravir et un début de descente technique … Au bout de quelques minutes, nous décidons de rejoindre le refuge suivant et attaquons une nouvelle ascension.

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Nouvelle ascension, la bocca di stagnu

Les nuages sont menaçants mais nous parvenons au sommet au sec. Après quelques passages sur les crêtes, nous basculons dans la descente où nous essuierons de légères gouttes malgré le tonnerre encore une fois bien présent.

La fin de la descente est agréable, nous rencontrons quelques passages avec des chaînes peu utiles (peut-être étaient-elles là pour les premiers randonneurs qui traversaient ces passages dans la neige) ainsi que deux mouflons pas effrayés de notre présence.

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Mouflons peu farouches

Avant d’arriver à Carozzu à 15h20, nous franchissons la chouette passerelle de Spasimata.

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Superbe passerelle de Spasimata

Une bonne douche froide et une dernière nuit en refuge avant de conclure demain ce fabuleux périple.

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Arrivée au refuge de Carozzu

Jour 9 : De Carozzu à Calenzana en passant par Ortu di u Piobbu 19 km 900 D+

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Etape 15 : Carozzu – Orto di u Piobbu

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Etape 16 : Ortu di u Piobbu – Calenzana

La journée commence à 7h à jeun (peu de choix à Carozzu) par la dernière grosse ascension du GR avec 800 mètres à grimper sur une ascension sèche. Les jambes sont lourdes, la cheville et les ampoules sont toujours douloureux. Pas pour tout le monde car Boris décide de retourner au refuge pour récupérer le topo emprunté à un ami que nous avons oublié. Nous continuons notre chemin avec Ben, nous l’attendrons au refuge suivant qu’il rejoindra sans le livre non retrouvé hélas.

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Dernière raide ascension du GR

Une fois la Bocca innominata atteinte, nous arpentons les crêtes pendant une bonne heure et demie, de vraies montagnes russes !

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Au sommet de la bocca Inominata

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Montagnes russes autour de la bocca Avartoli

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Vue splendide de la bocca Pisciaghja

La descente m’est très difficile, mes appuis sont difficiles avec les ampoules, je dois m’aider des mains pour descendre du moindre rocher. Le saut n’est plus possible avec ma cheville douloureuse (paradoxalement, mon genou avec un ligament rompu ne me gène pas du tout).

Je rejoins Ben 30 minutes après son arrivée au refuge, nous mangerons un bon taboulé maison préparée par la gardienne très accueillante pendant que nous attendrons Boris 1h de plus.

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Dernière escale au refuge d’Ortu di i Piobbu

Au vu du profil, la dernière étape est une formalité (1300 D-). Le temps se gâte à nouveau, le ciel est orageux mais nous n’essuierons que quelques gouttes dans une descente très ennuyeuse (les pauvres qui l’affrontent dans l’autre sens, la difficulté en plus !). Nous croisons quelques randonneurs qui débutent leur aventure, on se regarde « eux n’ont pas fini d’en chier ».

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La brume et l’orage de retour

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Descente finale

Quand la brume se retire partiellement, nous apercevons un village, mais nous ne verrons Calenzana qu’en passant sur l’autre versant. Nous savourons la dernière descente malgré les douleurs qui persistent.

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Arrivée vers Calenzana

Quand la brume se retire partiellement, nous apercevons un village, mais nous ne verrons Calenzana qu’en passant sur l’autre versant. Nous savourons la dernière descente malgré les douleurs qui persistent.

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Les 200 km bouclés en 9 jours

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Ca mérite bien une petite bière

NB : Finalement, pas de rupture de croisés à l’examen clinique mais une seule distension du ligament qui se remettra complètement après 15 séances de kiné, bonne nouvelle !

Un chouette souvenir filmé étayé de photos et de musique de cette superbe aventure !

Ai-je réussi à vous convaincre de vous lancer sur les traces du GR20 ?

4 reflexions sur “Le GR20 en 9 jours (Sud / Nord)

  1. Lucie

    Et bien, quelle aventure ! Les dernières heures doivent être appréciées ! Au final, vous n’avez eu aucun regret à commencer par le sud ? C’est un itinéraire qui me tente depuis plusieurs années, mais j’imagine qu’il faut pas mal d’entrainement et surtout un moral d’acier. Contente de voir que vous y êtes arrivés !

    1. Germain Godin Auteur de l'article

      Salut Lucie, non aucun regret de commencer par le Sud, je pense avec conviction que c’est la meilleure option pour plusieurs raisons.
      Tu as le soleil dans le dos du coup tu profites pleinement du superbe décor sans être ébloui (j’ai perdu mes lunettes de soleil le 2e jour mais elles ne m’ont pas manqué dans ce sens).
      Une fois que tu as croisé les marcheurs du sens Nord / Sud, tu te retrouves seul(e) à arpenter les sentiers car il y a beaucoup moins de monde qui partent du Sud et c’est un sentiment vraiment sympa de se balader hors du trafic dans ce cadre sublime.
      Après beaucoup de blogs conseillent de commencer par le soit disant plus difficile au début (le Nord), franchement côté difficulté c’est pas flagrant, tu as une belle étape de crête assez vertigineuse dès Usciolu au Sud et finir par le cirque de la solitude était une grande satisfaction pour nous (c’est pas le passage le plus difficile du GR, ça se franchit très bien).
      Donc non aucun regret, je te le recommande ;)
      Je te confirme, on était heureux de finir, je me rappelle des derniers kilomètres, une certaine euphorie et quelques douleurs, la bière de fin de GR reste un grand souvenir ;)
      C’est accessible mais oui, il ne vaut mieux pas s’y lancer au hasard, c’est difficile, c’est long et ça monte (ou s’escalade) pendant des heures, mais comme tu dis, avec un très bon moral et des bons amis, tu en viendras au bout :)

  2. LARDE

    bonjour de BERCK
    SUPERS COMMENTAIRES ,INTERET++++++++
    je voudrais faire le GR 20 mais pas seul ,ni avec une ASSO
    juin ou juillet 2014.
    mais en 2 semaines .
    j’ai 60 ans .

    je recherche COEQUIPIER /COEQUIPIERS
    POUVEZ VOUS ME CONSEILER
    merci pour l’attention portee à mon message .
    MR LARDE