Travel Make People

Incredible Malaysia

La première destination de l’été 2018 fut la Malaisie pour un voyage de 3 semaines. J’appréciais cette idée de destination car je ne connaissais rien de ce pays et je n’avais encore jamais mis les pieds en Asie. Ce sera chose faite avec la Malaisie entre aventure dans la jungle et plages paradisiaques.

Mieux connaître la Malaisie

La Malaisie a pour capitale Kuala Lumpur (à 10 500 km de Paris). C’est le 41e pays le plus peuplé au monde avec ses 32 millions d’habitants dont 1 600 000 pour KL (hors agglo). Après des conquêtes portugaises puis hollandaises et britanniques, la Malaisie est devenue indépendante en 1957.

La population malaisienne (à ne pas confondre avec malaise qui évoque la langue et la culture des malaisiens d’origine) est très diverse et permet un brassage culturel (et gastronomique miam !) très intéressant. Il y a donc les malais (essentiellement musulmans), qui représentent environ 65% de la population, les chinois à hauteur de 25% (bouddhisme et taoïsme) ainsi que les indiens 10% (religion hindous).

Politiquement, il s’agit d’une monarchie constitutionnelle avec un roi élu. C’est un mélange entre un régime démocratique et autoritaire. Il y a bien en effet de régulières élections des représentants mais qui sont souvent négociées entre les partis en faveur du parti politique majoritaire en échange de sièges de ministres pour les partis minoritaires. On parle de régime « consociationnel » où le pouvoir est réparti entre les éthnies au prorata de l’importance de chacune d’elles. Le régime est également contraignant sur les libertés civiles et politiques de certaines populations, la liberté d’expression et celle de la critique sont notamment très contrôlées et permet l’arrestation des citoyens qui critiquent le régime. Malgré cela, l’ambiance en Malaisie y fut parfaitement sereine et pleine de magnifiques surprises devant la bienveillance des habitants qui, spontanément, nous ont proposé leur aide tout au long du séjour.

Côté Géographie, la Malaisie est coupée en deux partie avec la Malaisie péninsulaire (ou occidentale) voisine de la Thaïlande au Sud, et de la Malaisie orientale (Bornéo) au Nord de l’Indonésie qui représente 15% de la population sur 60% du territoire. Le climat est équatorial et très humide. Les températures sont élevées toutes l’année (27 degrés en moyenne) et la biodiversité notamment florale y est très riche.

La monnaie officielle du pays est le ringgit malaisien (RM). Un euro vaut approximativement 4,80 RM, le coût de la vie en Malaisie y est très faible.

Le sport le plus populaire de Malaisie est le badminton. D’autres sports comme le Sepak takraw, un jeu de balle extrêmement spectaculaire, sont également pratiqués.

Que faire en Malaisie ?

Pour préparer mon voyage, j’ai lu pas mal de blogs et j’ai recensé tout ce qui m’attirait en Malaisie. Voici une carte très pratique pour préparer l’itinéraire de votre voyage.

Kuala Lumpur, une ville bouillonnante

Environ 18h de voyage avec une escale à Amman en Jordanie pour atteindre Kuala Lumpur en soirée (avec ses 7h de décalage par rapport à Paris). Je rejoins Maxime, mon compagnon de voyage, arrivé 2 jours avant, pour une première soirée … déjantée !

Nombreux sont les concerts de rue dans le quartier de Bukit Bintang

Nombreux sont les concerts de rue dans le quartier de Bukit Bintang

Je retrouve Max dans le quartier très festif de Bukit Bintang et nous nous installerons dans une grande rue pleine de restos et de street food, la rue Jalan Alor dans laquelle nous reviendrons souvent tellement les papilles apprécièrent le voyage chino-indien-malais, un régal !! Vous retrouverez un peu plus bas une petite liste de mets locaux à ne pas manquer pour les gourmands 🙂

La cuisine malaisienne, un régal !

Mes premières impressions sur KL est un dynamisme effervescent ! Il y a énormément de monde dans les rues (le quartier y oblige), chaque artiste se produisant dans la rue est entourée d’une foule impressionnante pour l’admirer. La moiteur du climat est également remarquable pour moi qui n’avait encore eu l’occasion de voyager dans un pays avec plus de 90% d’humidité en permanence …

Rassasiés, nous écumerons les bars de la rue Changkat Bukit Bintang (préférence pour le Healy Mac’s) pour apprécier la bière locale, la Tiger, avec qui j’aurai le loisir de faire plus ample connaissance sur la durée du voyage. L’ambiance de la rue y est incroyable, les bars sont plein à craquer et chacun rivalise pour prendre le dessus sonore sur son voisin, un brouhaha impressionnant qui plaira aux fêtards, un peu moins à ceux qui aspirent à siroter un cocktail au calme. La fréquentation des bars y est très internationale et ceux-ci ne sont pas sans rappeler les pubs britanniques. Vous vous ferez probablement accoster par des filles cherchant à rémunérer leurs services mais malgré cela, l’ambiance y est parfaitement sereine.

La boisson locale, la Tiger

Bizarrement, la fatigue du voyage n’est jamais tombée ce soir-là et nous finirons jusqu’au petit matin à danser dans un bar à ambiance. Il faut dire que nous avions réservé une chambre juste au-dessus de la rue festive sans savoir qu’il serait impossible d’y fermer l’œil tellement elle était bruyante, autant alors profiter de la nuit dehors …

All night long

Que faire à Kuala Lumpur ?

Voici quelques pistes pour profiter de la ville que j’ai personnellement énormément appréciée.

Chinatown : Un passage obligatoire à KL pour se promener dans les marchés chinois, goûter la gastronomie locale, sentir la fumée des encens incandescents et visiter les temples du quartier comme le magnifique Temple Hindou Sri Mahamarianan, le plus ancien de Malaisie ou le temple taoïste Sin Sze Si Ya.

Quartier chinois

Temple Hindou Sri Mahamarianan

A quelques pas au Nord du quartier chinois, ne manquez pas la mosquée Jamek et le Palais du Sultan Abdul Samad.

Mosquée Jamek

Palais du Sultan Abdul Samad

Bon à savoir : Kuala Lumpur présente la particularité d’être peuplée à 43% de Chinois, soit presque autant que de Malais (45 %), KL est une enclave bouddhiste dans un pays majoritairement musulman.

Quartier indien : Il est assez petit mais grouille de vie. On y trouve de bons restaurants, une foule de boutiques, le Jalab Masjid India qui est un marché couvert ainsi qu’une chouette auberge de jeunesse où j’y ai pu faire de chouettes rencontres en fin de séjour.

Quartier Indien vu de l’auberge

Les tours Petronas : Bureaux du géant pétrolier Petronas dans le quartier des affaires (KLCC), on trouve également un gigantesque centre commercial (principalement de luxe), des lieux de divertissement, concert, cafés … A voir, particulièrement de nuit pour les effets lumineux. N’hésitez pas à contourner les tours pour se balader dans le parc derrière qui y est sympathique avec sa fontaine.

Tours Petronas

Un peu plus sur les tours : Inaugurées en 1998, 88 étages, 452 mètres de haut, sont les tours jumelles les plus hautes du monde !

Quartier de Bangsar : Un quartier au Sud-Ouest de KL réputé pour sa vie nocturne, notamment pour les expat’ mais nous préfèrerons revenir passer la soirée du côté de Bukit Bintang plus proche.

Le parc aux oiseaux : Nous n’y sommes pas allés, il paraît que c’est intéressant mais que c’est un peu cher pour ce que c’est. Le parc abrite 3000 oiseaux de 200 espèces en vol libre.

Tour Menara : Nous ne sommes allés qu’à son pied mais une plateforme d’observation panoramique est accessible ainsi qu’un resto tout aussi panoramique avec, paraît-il, une vue imprenable sur toute la ville. La tour culmine à 421 mètres de haut et abrite la compagnie malaisienne des télécoms.

Tour Menara

Vous retrouverez d’autres endroits à visiter autour de Kuala Lumpur indiqués sur la carte un peu plus haut mais le mieux parfois est de se balader au hasard et de s’éloigner un peu des points touristiques, se promener dans les marchés et s’attabler à un petit resto d’une ruelle minuscule pour apprécier quelques mets locaux à des prix dérisoires (mais attention au poisson salé qui est … très spécial).

Petit concert privé d’Izzy rencontrée dans la rue des restos, Jalan Alor.

Comment se déplacer à KL ?

Kuala Lumpur bénéficie d’un réseau de métro (choc thermique assuré avec l’air conditionné à fond) qui dessert plutôt efficacement la ville à prix très réduit. Ne perdez pas votre jeton et ne vous trompez pas non plus dans l’enregistrement de votre trajet à l’achat du jeton, vous risquez de vous retrouver coincés à la sortie (ce qui nous est arrivé une fois, aucune inquiétude, c’est vite réglé en payant un petit supplément).

Le métro hyper conditionné de KL

Dans KL, quelques bus sont gratuits mais vous pouvez aussi utiliser les GRAB. Grab est le concurrent d’Uber en Asie, vous pouvez vous dégotter une voiture dans KL en quelques clics qui vous amènera à bon port pour une poignée de ringgit (c’est fou à quel point c’est peu cher …) à condition d’avoir du wifi ou un forfait international pour surfer sereinement (sinon ça douille !!).

Autre option, les vols intérieurs sont eux aussi assez accessibles, nous choisirons d’en utiliser un pour traverser la péninsule d’Ouest en Est de Georgetown à Kota Bahru.

Pour les bus, vous pouvez jeter un œil sur https://www.busonlineticket.com/ c’est très bon marché. Nous les avons utilisé très fréquemment en prenant nos tickets sans problème directement sur place.

Un itinéraire possible pour 3 semaines en Malaisie

Itinéraire de nos 3 semaines en Malaisie

Les Batu caves

Pour notre première excursion en dehors de Kuala Lumpur, nous choisissons les Batu caves en compagnie de Delphine et Issyan et Fanny, un charmant couple amiénois rencontrés à l’escale à Amman. Pour nous y rendre, nous trouvons un train à partir de KL Sentral qui nous y emmène directement. Pendant le trajet, nous sommes surpris par un déferlante impressionnante de pluie qui s’achèvera juste avant que les portes du train ne nous libère.

Les grottes de Batu sont le plus grand sanctuaire hindou hors de l’Inde. Il s’agit de caves naturelles dont certaines ont été aménagées en temple. Pour y parvenir, il faudra monter les 272 marches assez raides en évitant parfois les macaques très intéressés par toutes les possessions humaines qu’ils pourraient dérober. Les caves sont gardées par une immense et impressionnante statue dorée de Lord Murugan (dieu de la guerre hindou) haute de 43 mètres.

Lord Murugan

En haut des marches, une belle vue sur Kuala Lumpur s’offre à nous, une courte satisfaction pour nous avant de pénétrer les caves … très impressionnantes soient-elles mais dont les statues religieuses étaient presque intégralement recouvertes d’un tissu moche, rendant la visite finalement très terne.

Des bâches presque partout

En entamant la descente, nous bifurquons rapidement à droite pour faire une halte dans la dark cave, la grotte des chauves-souris. C’est une grotte à l’entrée payante (35 RM / personne) pour des groupes en nombre limité avec un guide afin de protéger la faune de la cave. Malheureusement, une longue file de réservation nous précède et nous dissuade d’explorer la grotte. Si la dark cave vous intéresse, pensez à réserver votre visite dès votre arrivée pour profiter des autres grottes pendant l’attente.

Pangkor, petite île de pêcheurs en mutation ?

Nous avons choisi de faire une halte de quelques jours à Pangkor, « Belle île » en malais, pour profiter d’une petite île beaucoup moins touristique que celles qui nous attendrons par la suite mais qui regorge de tout autant de charmes.

A l’arrivée de notre bus à Lumut, un résident de l’île nous aborde spontanément et nous propose de nous accompagner jusqu’au bateau pour Pangkor en nous simplifiant les démarches aux différents guichets. Nous passerons le trajet en bateau à l’écouter nous donner de précieux conseils des choses à ne pas manquer sur l’île. Encore une démonstration de la bienveillance et la gentillesse des malais et ce n’était que le début …

Nous passerons que quelques jours sur Pangkor mais nous ne croiserons pas le moindre touriste. Il y en avait sans aucun doute, mais nous ne les avons pas croisés. Pour préparer notre voyage, nous n’avions établi aucun itinéraire précis et fait aucune réservation. Il n’a pas été difficile de trouver une chambre à bon prix sur Pangkor malgré un ou deux cafards galopant (vous en croiserez forcément durant votre séjour en Malaisie sur les trottoirs des villes).

Une fois la chambre trouvée, nous profiterons des premières baignades en Malaisie sur une belle plage où nous nous sentirons presque seuls. Au nord de l’île, il y a quelques plages presque désertes car uniquement accessibles à pied.

Sur les conseils de notre ami malais, nous ferons le tour de l’île en vélo. Cela est facilement faisable en une demi-journée puisque vous ferez le tour en 20 à 25 km seulement (les péninsules nord et sud ne sont pas accessibles par la route). Attention tout de même car l’itinéraire nord comporte deux trois côtes dont une relativement sévère 🙂 (faisable à pied au besoin, pour ma part, j’ai tenu à la terminer sur le vélo par orgueil malgré les pourcentages supérieurs à ceux que j’ai pu connaître dans les cols des Alpes).

Au sommet du col pour Max rouge de plaisir

Au nord, nous avons tenté de nous enfoncer dans la jungle le long du littoral pour atteindre des plages difficiles d’accès mais avons dû rebrousser chemin étant bloqués en bout de piste par des logements privés, de quoi faire quand même quelques belles photos de la plage.

Nous souhaitions nous balader un peu au village de Pulau Pangkor, lieu d’arrivée et de départ des bateaux. Il s’agit d’un village qui vit essentiellement de la pêche. Au détour d’un stop, nous aurons la surprise de tomber sur notre bienfaiteur en voiture qui nous conviera à le rejoindre devant son salon de massage dont il est le propriétaire.

Notre ami malais

Il nous proposera une visite personnalisée du village et du port nous expliquant notamment le travail des pêcheurs, la façon de faire sécher les petits poissons salés vendus en masse dans le pays comme appâts ou garniture. Nous les gouterons d’ailleurs et remercierons très chaleureusement cet homme qui n’aura pas hésité à quitter son travail une grosse demi-heure pour nous parler de son île et de ses habitants, un vrai bonheur.

Séchage des petits poissons

Avant de boucler notre tour, nous apercevrons le fort hollandais construit pour contrôler le commerce de l’étain et un peu plus loin, la magnifique mosquée sur pilotis Al-Badr que nous ne manquerons pas de visiter.

Mosquée Al-Badr

Le fort hollandais

En se rapprochant de notre fin de tour, nous ferons une courte escale sur une plage proche de la ville où nous rencontrerons un charmant vieux monsieur qui nous abordera simplement pour nous demander : « What can I do for you ? » Lovely malaysian people !

Nous terminerons notre séjour par un très bon repas sur Coral Beach au Daddy’s café en profitant d’un magnifique coucher de soleil sur la plage.

Coucher de soleil au Daddy’s café

Malheureusement, au cours de notre tour de l’île en vélo, nous avons pu apercevoir nombre de chantiers d’hôtels en construction proche de la plage sur le côté ouest de l’île. Il semblerait que Pangkor s’apprête à accueillir davantage de visiteurs, profitez donc vite de la tranquillité et des beautés de cette île très discrète, pour l’instant …

L’île de Penang et le street Georgetown

Depuis Lumut, nous trouvons facilement un bus qui doit nous emmener directement à Butterworth avant de prendre une navette qui nous déposera à Georgetown via un ferry.

Sans réservation, nous faisons le tour de quelques hôtels, souvent complets, avant de trouver une auberge très sympa mais dont la clim (indispensable !) était en panne. Nous opterons pour les prochains jours pour un petit hôtel bon marché tenu par une famille chinoise très sympathique dans lequel nous resterons quelques jours. Préférez malgré tout réserver à l’avance si vous connaissez vos dates d’arrivée, cela vous fera gagner quelques heures à vous balader chargés comme des mules.

L’île de Penang est beaucoup plus touristique que Pangkor mais conserve beaucoup de charme grâce au patrimoine historique de Georgetown notamment. Surnommée la perle de l’Orient, Penang est un ancien comptoir de commerce britannique ainsi qu’une terre d’accueil pour nombre de chinois qui ont fuit les guerres et la famine devenant ainsi majoritaires sur l’île (le seul état en Malaisie sans majorité malaise). Georgetown est devenu l’une des destinations les plus tendance du pays depuis son inscription, en 2008, au patrimoine mondial de l’Unesco.

Sur place, nous retrouvons Issyan et Fanny avec qui nous partagerons l’essentiel de nos visites et quelques verres en ville dans la joie et l’allégresse :).

Du Street art remarquable

A la recherche de notre hôtel, nous découvrons les premières fresques de street art qu’il est très facile d’apercevoir dans le centre de Georgetown. Bien sûr il est possible de les repérer via internet sur la carte de Georgetown mais il est beaucoup plus amusant et surprenant de les découvrir au gré des ballades de « chasse aux graffitis ».

Mon préféré

Aux heures les plus passantes, il faudra batailler avec les touristes pour obtenir une photo sans badaud souhaitant poser avec la fresque. Cela fut un peu pénible et je vous encourage à vous promener en dehors des horaires d’influence (à notre arrivée au soir, nous avions pu découvrir les œuvres désertes, ce qui ne fut absolument pas le cas le lendemain en milieu de journée).

Le défilé des touristes pour poser devant les oeuvres

Les œuvres les plus célèbres sont celles d’un lituanien, Ernest Zacharevic qui a composé des tableaux mêlant des enfants peints qui interagissent avec des objets réels, tout simplement magnifique.

Il y a un passage magnifique à emprunter à Georgetown dont les parois sont intégralement peintes avec quelques œuvres en volume comme le tank rose. Il s’agit d’art Lane qui se trouve au 199 Lebuh Victoria.

Le village sur pilotis de Georgetown

Au gré des promenades, nous apercevons des petites maisons au-dessus de l’eau dressées sur pilotis laissant un étroit espace pour se faufiler à pied sur les passerelles. De nombreuses familles chinoises modestes y vivent et proposent des petites échoppes à souvenirs essentiellement. Vous y trouverez également un temple ainsi que quelques autres œuvres de street-art.

Georgetown, capitale gastronomique de Malaisie

L’île de Penang est aussi surnommée « la capitale gastronomique de Malaisie ». Vous trouverez votre bonheur en allant gouter le mélange des saveurs des cultures indiennenes, chinoises et malaisiennes du côté de Lebuh Keng Kwee et Lebuh Chulia près du quartier de Little India.

N’hésitez pas non plus à vous aventurer dans les marchés de nuit autour de Georgetown, un ravissement pour les papilles.

Penang Hill, la déception

Une des attractions de l’île, c’est Penang Hill qui est le plus haut sommet de l’île au cœur de la jungle. Le Bukit Bendera (« Mont de la bannière ») culmine à 833 mètres et n’est accessible que par funiculaire. Nous décidons d’y aller jeter un œil curieux et … nous n’y reviendrons pas :).

Montée en funiculaire

Sans le savoir, nous tombons sur le festival organisé à Penang Hill, de bonne augure pensions nous sauf que … cela s’est accompagné dans un premier temps par une foule monstrueuse au pied du funiculaire. Plusieurs heures de queue plus tard et après malgré tout quelques fous rires partagés, nous arrivons au sommet Penang Hill en même temps qu’un déluge spectaculaire de pluie.

La bonne humeur heureusement

Déjà refroidis par les conditions météo, nous découvrons ensuite que Penang Hill est juste un vaste attrape touriste, une sorte de mini parc d’attraction dans la jungle avec ses routes bétonnées pour y faire circuler des espèces de voiturettes de golf pour déplacer les touristes. Nous entreprenons quand même une petite boucle à pied mais la saveur de la jungle sur une route goudronnée n’y est pas et nous devons être vigilant aux quelques 4/4 qui passent parfois un peu vite autour de nous … Nous découvrons malgré tout une jolie vue sur l’île malgré les nuages mais cela n’enlèvera pas notre gout amer de la visite de Penang Hill.

Plan du parc « d’attraction »

Le temple de Kek Lok Si

En chemin vers Penang Hill, une halte s’impose au temple de Kek Lok Si. Elle a un petit peu sauvé notre journée en plus des bons moments entre amis.

Il s’agit du plus grand temple de Malaisie et du plus grand temple bouddhiste d’Asie du sud-est. On l’aperçoit sur les hauteurs d’assez loin, c’est d’ailleurs en le remarquant en bus (arrêt Air Itam de mémoire) que nous décidons d’y faire une halte imprévue (d’ailleurs attention en bus, les chauffeurs ne rendent pas la monnaie !). Le temple s’échelonne sur plusieurs niveaux et la vue d’en bas est splendide.

Connu également comme le temple du bonheur suprême, il est très populaire pour les moines et taoïstes en quête d’immortalité du fait d’un excellent « feng shui » sur les collines d’Air Itam.

Au premier niveau avant de monter vers le temple se trouve un joli bassin à tortues qui ravit les touristes. Quelques marches plus haut, nous traversons des salles de prières, rencontrons des énormes bouddhas dorés, flânons dans des jardins bucoliques et parfaitement entretenus. Les couleurs rouge et or dominent représentant la prospérité et la richesse. Une atmosphère vraiment paisible s’y dégage.

Au plus haut du temple, nous atteignons le pied des 7 étages de la pagode de Rama VI  et ses jardins qui dominent la colline. Elle est ornée de 10 000 bouddhas et offre une vue magnifique sur une partie du temple et sur Penang.

La pagode de Kek Lok Si

Autre curiosité du temple, la statue de bronze de 30,2 mètres à l’effigie de Kuan Yin, la déesse de la miséricorde. Nous la contemplerons de loin.

Statue de Kuan Yin

La visite du temple est gratuite hormis l’accès à la pagode qui vous coutera la somme dérisoire de 2 ringgits par personne.

Le Penang national park et sa « Monkey Beach »

En regardant de plus près la carte de l’île, nous découvrons un tout petit parc national au Nord-Ouest, le plus petit au monde à priori (25 km²). L’entrée du parc se trouve au village de pêcheurs de Teluk Bahang accessible en bus (ligne 101) depuis Georgetown pour une poignée de ringgits. A l’entrée, vous signerez un registre pour bien vérifier que personne n’ait été oublié dans le parc à la tombée de la nuit et c’est tout car l’entrée y est gratuite.

Début par un chemin pavé

C’est ensuite parti pour une petite balade dans la jungle (il est possible d’atteindre la plage directement en bateau pour les moins téméraires). Le chemin y est très bien balisé commençant par une route pavée avant de rapidement se rétrécir en un petit sentier de jungle. Malgré la chaleur humide et de grandes racines dépassant du sol, le sentier ne comporte aucune difficulté. Les rencontres animales (et humaines) y sont très rares (malgré 140 espèces dans le parc), vous apercevrez peut-être un ou deux singes, des varans inoffensifs et quelques insectes. Après 1h de marche, nous atteignons une première plage, turtle beach, très belle mais inhospitalière aux baigneurs du fait du nombre important de méduses aux piqures mortels et son panneau de visiteurs décédés dans l’année en cours. Nous ne prendrons aucun risque.

Ca grimpe un peu

Turtle beach

Nous devrons donc prendre le bateau (un sentier nous permettant d’y aller directement à pied était fermé pendant notre passage) pour atteindre la plage de Monkey beach. La plage est pas mal fréquentée mais il était possible pour nous de se trouver un petit coin tranquille pour profiter du sable et de la plage. La plage est d’ailleurs très longue, n’hésitez pas à la parcourir à pied pour le plaisir et peut-être faire de chouettes rencontres comme à cette petite paillote en bout de plage et son très joli arbre à vœu où l’on vous proposera spontanément d’y participer en écoutant des musiques très roots, j’ai particulièrement aimé cette ambiance.

Arrivée à Monkey Beach

Une envie suicidaire ?

La plage des singes porte bien son nom, vous aurez sans doute la « chance » d’apercevoir de nombreux singes. La « chance » car méfiez-vous, ils peuvent se montrer agressifs pour voler le contenu de vos sacs dans l’espoir d’y trouver de la nourriture. Ils déroberont nos poubelles qu’ils abandonneront plus loin laissant une image assez triste de la plage dûs aux détritus piochés dans les poubelles par les singes. Plus tard nous assisterons à une scène assez particulière de tentative d’intimidation d’un groupe de singe au Lazy Pirates avant de reprendre la mer pour rentrer.

L’arbre à rêve

Ma contribution

Tropical Spice Garden

Sur le chemin du Penang national park, je vous conseille un arrêt au tropical spice garden entre le parc et Georgetown. Ce jardin regroupe 500 espères de flore tropicale sur 8 hectares. De quoi faire une bonne ballade guidée ou non.

Très dense

Nous opterons pour une promenade autonome et découvrirons le bassin, le chemin de réflexothérapie (dont le mythe dit que la traversée pieds nus pour une personne malsaine sera douloureuse), le hamac dans la jungle, un service de thé au milieu du « heart of the garden » …

Petit thé au milieu de la jungle

Nous nous attarderons particulièrement à deux endroits. La première au détour d’un petit ruisseau abritant de très nombreux « fish pédicure », des garra rufa qui viennent vous chatouiller les pieds pour les nettoyer de vos peaux mortes. Une expérience intéressante mais gare aux chatouilleux !!

Petite pause pendant la ballade

Nous prendrons une dernière bouffée de bonne humeur sur la balançoire au cœur du jardin avec la sensation de voler au milieu de la jungle.

Balançoire time

Le jardin est ouvert de 9h à 18h chaque jour avec quatre visites guidées quotidiennes à 9h, 11h30, 13h30 et 15h30 le tout pour 26 ringgits par personne (et 35 pour la visite guidée).

Singe superman à l’entrée du jardin

Que faire d’autre à Penang ?

– Le Snakes temple : Un temple dédié aux serpents

– Le Batu Maung Fishing Village : Un chouette village de pêcheurs sur l’île

Tropical Fruit Farm : Une ferme de fruits tropicaux dans un cadre idyllique

Penang Butterfly Farm : Ferme aux 3 000 papillons

Batu Ferringhi Beach : Une des plus belles plages de l’île

Louer un scooter pour parcourir l’île

Escale à Kota Bahru

En vue de se diriger vers les îles Perhentians, nous optons avec nos amis pour un vol intérieur (bon marché) de Georgetown à Kota Bahru (au nord des îles). Kota Bahru est la capitale de l’Etat du Kelantan et se trouve seulement à 20 km au Sud de la Thaïlande. C’est une ville à 95% musulmane (pour 60% pour le reste du pays) assez peu visitée par les touristes, l’ambiance y est très calme et sereine.

Nous passerons qu’une journée et qu’une nuit sur place le temps d’admirer à nouveau de magnifiques fresques de street art, le marché central et l’artisanat local (cerfs-volants, marionnettes, batiks)

Cap sur les îles paradisiaques des Perhentians

Pour embarquer pour les Perhentians, il faut se rendre à Kuala Besut (nous avons pris le bus depuis Kota Bahru). Attention d’ailleurs de bien faire coordonner votre loueur de logement avec votre réservation bateau, nous, cela nous a joué des tours ayant réservé le bateau à l’avance … Moralité, faire tout à l’arrache c’est mieux même si le risque sur les Perhentians, c’est de ne pas trouver de logement. Pour nous, nous avons trouvé une des dernières places disponibles au village de pêcheur sur l’île de Kecil.

Quelle île choisir ? Kecil ou Besar ?

Si vous regardez sur internet, on vous conseillera Pulau Kecil (« petite île ») si vous voulez faire la fête et Pulau Besar (« grande île ») si vous voulez être tranquille. Ce n’est pas si manichéen que cela, vous trouverez des coins tranquilles également sur la petite île de Kecil que ce soit au village ou pas loin sur Petani Beach ou Sandy Beach. Choisissez Long Beach sur Kecil si vous voulez faire la fête, j’y reviendrai plus bas. Besar est un peu plus grande et est uniquement moins festive car il n’y a pas d’équivalent à Long beach mais rien ne vous empêchera de veiller tard cocktail à la main sur la plage au gré des rencontres que vous ferez là-haut. Kecil est réputée un peu moins chère que Besar (qui comporte cela dit un camping bon marché).

Il est assez facile de naviguer entre les plages et les îles grâce aux taxi boat (attention ce n’est pas donné si vous l’utilisez souvent, notamment après 19h et encore plus après minuit bien que j’ai parfois réussi à négocier le tarif de jour en étant seul, le prix du taxi étant divisé par le nombre de voyageurs). Autre détail important, il n’y a ni routes ni voitures aux Perhentians :).

Que faire sur les Perhentians ?

Les activités possibles sur les Perhentians satisferont un plus grand nombre ! Les sportifs aquatiques autant que les amateurs de farniente au soleil sur les très nombreuses plages des deux îles. Les activités phares sont la plongée et le snorkeling, mais il est également possible de s’aventurer dans la jungle sur les quelques chemins reliant les plages (et qui vous feront économiser quelques ringgits de taxi boat). Les amateurs de fête iront profiter de l’ambiance de Long Beach.

Le snorkeling seul ou en tour organisé

Les coins à snorkeling ne manquent pas aux Perhentians. Ils font d’ailleurs partie des 10 plus belles destinations de la planète pour cette activité. Il est possible d’aller explorer les fonds tout prêt de sa tanière ou de prendre un taxi boat pour aller vers des lieux plus propices autour des îles pour observer une faune et flore multicolore très variée.

Il existe plusieurs tours organisés par de nombreux bateaux sur les îles, un qui vous emmène sur les meilleurs spots autour des Perhentians, un autre qui vous conduira jusqu’à une archipel de petites îles désertes, les Rawa Islands. Nous ferons les deux et ce fut, pour la partie observation sous-marine, une découverte extraordinaire accompagnée malheureusement de beaucoup d’amertume devant ce tourisme de masse écrasant pour la faune locale …

Notre première sortie nous a conduit jusqu’aux Rawa Islands où nous nagerons entre les poissons multicolores sur 3 spots différents. L’émerveillement sous-marin pour les yeux ! Mais l’afflux de touristes gâche une partie du plaisir bien qu’il est possible de nager un peu plus paisiblement en s’éloignant des bateaux. Vous pourrez observer des poissons perroquet, perroquet à bosse, balistes, coraux de toutes les couleurs et des poissons clowns … qui peuvent se montrer assez agressifs : effet de chatouille ++ rien de dingue mais je me souviens avoir fui à la nage tellement ils étaient nombreux autour de moi et que cela me posait sérieusement question :). Attention aux coups de soleil, même dans l’eau à l’horizontale, si vous ne pensez pas à vous protéger vous risquez de ressortir tout rouge de l’eau et de gâcher une partie du séjour !!

Le deuxième jour de snorkeling était consacré aux espaces côtiers des Perhentians avec notamment turtle point et shark point. Et c’est là que le drame du tourisme de masse qui nous a mis particulièrement mal à l’aise même si …. A turtle beach, une majestueuse tortue a été aperçue dans les profondeurs … provoquant immédiatement une marée humaine trop oppressive au-dessus d’elle … dont je faisais partie. Tiraillé entre la tristesse pour cette pauvre tortue harcelée et l’envie de nager aux côtés de ce magnifique être vivant. Je ferai quelques plongées avec la reine des eaux claires et aurais la chance d’avoir un ou deux tête à tête avec elle, la profondeur dissuadant la plupart des touristes. J’aurais même l’immense bonheur de la voir remonter avec moi rechercher un peu d’air avant de reprendre un peu de profondeur.

A shark point, l’afflux de touristes était beaucoup plus diffus rendant l’exploration beaucoup plus agréable. Shark point porte ce nom car … c’est le coin des requins à pointe noire ! Nombre de petits requins d’1m60 arpentent ces eaux. Ils sont absolument inoffensifs. J’ai eu la chance d’en voir quelques-uns et de les suivre et les filmer quelques instants, seul, un vrai bonheur.

Requin à pointe noire

Enfin je ne pourrais que vous conseillez (sans malheureusement l’avoir essayé) d’aller faire de la plongée à Redang non loin des Perhentians. Des expéditions sont possibles depuis Kecil et Besar. D’après les informations que j’ai recueillis auprès de saisonniers travaillant sur l’île, vous trouverez à Redang une variété de faune marine beaucoup riche et nombreuses : barracudas, murènes, tortues vertes, poissons multicolores en tout genre ainsi que … des épaves de la seconde guerre mondiale !! Wouuuh !

Farniente sur des plages désertes paradisiaques

Les plages des Perhentians sont un véritable petit paradis terrestre, frôlant l’invraisemblable : cocotiers, sable blanc, eau turquoise et translucide, fonds marins fascinants. Certaines sont encore désertes et uniquement accessibles en taxi boat (vous devrez bien penser à convenir d’une heure de retour avec votre taxi pour qu’il vienne vous rechercher 🙂 ).

Ma préférée est de loin turtle beach. Nous étions venus le matin et avons eu la chance de profiter de la plage avec une poignée de personnes seulement, un vrai bonheur ! Pas même une cabane de vendeurs, rien (pensez à vos provisions notamment en eau), une plage splendide totalement déserte. Si vous avez de la chance, comme son nom l’indique, vous apercevrez quelques tortues.

Seul sur turtle beach, un bonheur !

N’hésitez pas à aller vous délasser sur les plages de Coral beach, Flora Bay ou D’Lagoon et Romantic beach, les belles plages sur les Perhentians ne manquent pas.

Flora Bay

La fête sur Long Beach

J’ai passé deux soirs sur long beach, deux ambiances … totalement différentes !

Long beach de jour

La première, très festive, arrivée en bateau en début de nuit avec accueil avec des limbos enflammés et idem pour le saut à la corde le tout ambiancé par la musique des bars dansants proches sur la plage. Contrairement aux autres parties de l’île, il est facile ici de trouver de l’alcool. Sur Besar par exemple, il n’y a peu d’endroits car une grande partie des malais sont musulmans, vous trouverez malgré tout une petite guitoune qui vous préparera des bons petits cocktails ou vous vendra des petites bouteilles de rhum pour trinquer sur la plage. La suite s’est faite pour nous sur le dancefloor sur la plage pour moi et tranquillement posé au bar à chicha pour mon ami, il y en a pour tous les goûts.

Le soir suivant, je retourne seul sur long beach après un petit repas entre amis. La soirée s’annonçait bien quand … la police lança une grande opération. Le son est définitivement coupé, tous les locaux sont priés de se mettre à genoux et sont menottés, les touristes eux peuvent rentrer chez eux et continuer de se saouler sur la plage quand tous les malais vont être fouillés. Un détail que j’ai oublié de préciser, la consommation de drogue en Malaisie est passible … de la peine de mort. Regardant la scène avec effroi, je discute avec un jeune malais à côté de moi lui demandant si ce soir certains d’entre eux allait perdre la vie, sa réponse par l’affirmative m’a glacé le sang ….

Descente de police

Les chemins dans la jungle des Perhentians

Comme dit précédemment, il n’y a aucune route sur les deux îles et très peu de chemins. Nombreuses plages ne sont accessibles que par bateau. Mais il est possible de traverser l’île de Besar de Flora Bay au Nord de Coral View par la jungle. 45 min de traversée où vous ne manquerez pas de rencontrer d’énormes varans inoffensifs (très intrigants à la première rencontre), d’autres gros lézards et quelques insectes particuliers.

Un gros lézard

Un autre chemin plus court mais plus pentu permet de couper le sud de Besar, c’est à la fois un petit peu d’aventure et une bonne façon de limiter les frais de taxi boat ! Pour nous qui logions au village sur Kecil, cela coûte bien moins cher de traverser de l’Ouest de Besar que d’en faire tout le tour par le Sud en partant de Flora Bay. Il est également possible du village d’emprunter un chemin jusqu’à Petani Beach que nous ferons de nuit (aucune lumière) ainsi que de remonter vers Long Beach depuis le village même si nous avons dû rebrousser chemin à notre première tentative, la nature reprenant parfois ses droits sur le chemin.

Encore plus gros, le varan

Trek dans la jungle de Taman Negara

Après une dernière nuit à dormir sur la plage (nous avons passé une extra night sur l’île mais sans logement), direction notre dernière étape : le trek de deux jours dans la jungle de Taman Negara. Pour y aller, vous trouverez facilement depuis Kuala Besut un mini van qui vous conduira jusqu’à Jerantut. Une fois à Jerantut, vous aurez deux options pour rejoindre l’entrée de Taman Negara à Kuala Tahan, soit le bus, plus rapide, soit 2h30 de pirogue sur le Tembelling, plus folklorique. Nous choisirons le bus à l’aller et la pirogue sur le retour.

Kuala Tahan

En quelques mots, le parc de Taman Negara c’est plus de 4 300 km², 10 000 espères de plantes, 620 espèces d’animaux sauvages (tigres, éléphants, léopards, singes, écureuils volants …), oiseaux, serpents ou papillons en tous genres. Dans cette jungle sombre et quasi impénétrable, seule une petite partie est explorable par l’homme, le reste étant protégée.

Canopy Walkway

Nous n’avions fait aucune réservation à nouveau, nous avons trouvé tout ce qu’il fallait sur place, nous réservons notre trek de deux jours et une nuit auprès d’une petite agence dans le village. Nous serons 11 avec notre guide, et à notre grande surprise, presque tous étaient français hormis un couple d’italiens et Guy notre voisin belge. Très vite, une belle complicité se crée dans l’équipe « the best trail team ever ». Après la répartition du matériel (bouffe, ustensiles de cuisine, matelas, couchage), nous montons à bord d’un pirogue pour faire un premier arrêt au canopy walkway. Il s’agit d’une petite ballade d’environ 500 mètres (la plus longue au monde apparemment) à 40 mètres au-dessus du sol pour observer la jungle depuis les hauteurs. Rien de dangereux mais les personnes sujettes au vertige seront vite mal à l’aise car le vide est visible sous nos pieds et la succession de pont suspendus n’est pas complètement stable. Une bonne mise en route !

Nous reprendrons la pirogue pour nous emmener au départ du trek. Pendant le voyage, nous profiterons d’un petit repas froid. Enfin arrivés, nous pénétrons dans la jungle avec Adip, notre guide qui nous expliquera tous les secrets des plantes, des arbres, des animaux et insectes au fur et à mesure de nos rencontres. Il nous présentera des énormes fourmis comestibles si on leur coupe la tête, Max très curieux goutera et appréciera.

Adip nous expliquera que nous ne ferons que très peu de rencontres animales, si on les entend très bien (un brouhaha permanent des insectes et animaux de la jungle) nous ne les verrons peu. Ils se cachent et se montrent plus facilement la nuit.

A la découverte des secrets de la jungle avec Adip

Nous découvrirons des espèces de plantes et d’arbres de formes très étonnantes. La marche est fluide, nous avançons bien sans difficulté particulière hormis une chaleur et une humidité omniprésente !! Il ne faudra pas craindre de transpirer, vous serez trempés tout le séjour 😉 mais heureusement, au moment d’arrivée dans l’immense grotte qui nous servira d’abri pour la nuit, nous aurons la chance de prendre un bon bain de jungle dans une eau parfaitement claire pour passer la nuit secs et propres, quel pied !

L’arbre clé de sol

Nous avons également eu la chance d’avoir un temps très sec pour ces deux jours, peu de boue, peu d’eau et ainsi moins de sangsues. Vous en verrez forcément qui se tortillent autour de vous et d’ailleurs il est recommandé de porter des chaussettes hautes (style chaussettes de foot) par-dessus un pantalon léger pour s’en protéger. Malgré ça, quelques-uns d’entre nous (très peu), retrouverons une petite sangsues venue s’abreuver de leur sang (c’est totalement indolore et elles ne transportent aucune maladie, il parait même qu’elle est utilisée dans certaines médecine après une intervention de chirurgie réparatrice ou pour résoudre les problèmes circulatoires donc pas de panique).

L’entrée de la grotte

Nous passerons la nuit dans une immense grotte habitée de milliers (ou plus ??) de chauve-souris (elles sont très hautes, vous les apercevrez à peine surtout qu’elles seront de sortie pour la nuit). La soirée est géniale, chacun met la main à la pâte pour préparer le repas collectif, notre guide nous racontera des histoires très poignantes sur la vie en Malaisie, le mélange des cultures, les conflits politiques selon les ethnies et l’arrivée massive de l’argent chinois. Nous écouterons et apprendrons beaucoup avant d’aller faire une petite ballade nocturne dans la jungle. Nous verrons quelques scorpions notamment qui hésitent à sortir de leur trou.

Grotte 4 étoiles

Photo de famille

Pour notre deuxième et dernier jour, nous ferons un petit tour par des cavernes beaucoup plus étroites où nous verrons des chauves-souris s’agiter dans tous les sens, un énorme serpent paisible dans sa cheminée de pierres, quelques grosses araignées sur les murs.

La traversée mettra parfois votre agilité à l’épreuve nous rappelant quelques épreuves de Koh-Lanta. Quelques belles photos et vidéos de nos passages successifs, de quoi vraiment pimenter le trek, j’ai adoré même si … j’étais tout prêt de me ratatiner sur l’un des passages, merci Joanne pour avoir immortalisé ce moment ^^.

Camille, à la vue aussi affutée qu’un aigle, repéra une couleur originale posée sur une plante … Un petit serpent fin et multicolore à hauteur de genou en plein sur notre passage. Nous nous arrêterons quelques instants pour l’observer et le photographier sans trop approcher sauf quand nous avons dû passer devant lui faute d’autre chemin. En montrant la photo plus tard à notre guide, il nous demanda si nous avions été mordu. En lui répondant que non, sa réponse fut : « Ca va alors car celui-là est mortel ». Je crois que nous l’aurions su avant, nous aurions fait un peu moins de photos :D.

Serpent dangereux

En fin de parcours, nous traversons un village qui est encore autorisé à vivre dans la jungle. Ils vivent de la chasse et de la pêche. Ce sont de redoutables chasseurs qui nous feront une démonstration de leurs talents à la sarbacane, impressionnant de précision. Nous essayerons à notre tour avec plus ou moins de réussite. L’aventure se termine en dégustant quelques petits fruits délicieux de la jungle dont j’ai oublié le nom avant qu’une incroyable pluie inonde toute la nuit la jungle et le village de Kuala Tahan pendant que … nous dégustons une bonne bière en pensant à ceux qui s’y aventureraient le lendemain …

Je passerai seul la fin du séjour en auberge de jeunesse où je ferai la connaissance de Michael alias Johnny, globetrotter qui me fera découvrir de chouettes adresses dans Kuala Lumpur pour très bien manger (et boire) pour une poignée de ringgits.

Copains d’auberge

Que faire d’autres en Malaisie ?

L’île de Tioman : La plus grande des îles de Malaisie dont l’une des plages a été élue plus belle plage du monde par le Time Magazine dans les années 70

Les îles Langkawi : Archipel de 99 îles féériques, ancien repaire de pirates

Malacca : La petite Venise de Malaisie paraît-il, un chouette métissage culturel et architectural

Les Cameron Highlands : Les impressionnants champs de thé (bien que j’ai entendu pas mal de monde assez déçus de cette ballade)

Trek en montagne : Le Gunung Ledang à Johor, le Gunung Jerai à Kedah, le Gunung Angsi dans le Negeri Sembilan (assez faciles) ou le Gunung Tahan pour ceux qui se sentent prêts à relever un défi plus important (ascension du point culminant de la Malaisie péninsulaire, 130 kilomètres aller-retour pour 8 jours à travers la forêt tropicale humide, des rivières pleines de pièges sur les sommets des montagnes au coeur du Taman Negara).

Singapour : Mais c’est plus la Malaisie

Sumatra (plus la Malaisie non plus) ou la Malaisie du côté de Bornéo

Que goûter en Malaisie ?

Je vous recommande l’excellent site illustré de très belles photos appétissantes : http://www.evasionsgourmandes.com/cuisine-malaisienne/

Bon voyage en Malaisie 🙂

Bientôt une belle vidéo de quelques minutes sur les délices de la Malaisie.

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2 reflexions sur “Incredible Malaysia

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